Nigeria: "Nous n'avons pas payé de rançon" (gouverneur de Zamfara)

Les 279 adolescentes enlevées dans le nord-ouest du Nigeria, dans le village de Jangebe, ont été libérées.

Le gouverneur de Zamfara assure que les 279 écolières kidnappées - et non pas 317 comme affirmé plus tôt - ont été libérées, dans le nord-ouest du Nigeria.

Faruku Abdullahi, père d'une des jeunes filles libérées, fait part de son soulagement au micro de nos confrères du programme haoussa de la DW :

"Je suis très, très content. Je ne peux pas vous dire à quel point je suis heureux. Vous savez ce que représente un enfant pour ses parents. Hier encore, à cette heure, nos enfants étaient portés disparus et maintenant, ils sont libres. Nous avons pu voir notre fille et la serrer dans nos bras. Elle va bien !"

Les parents expriment aussi leur reconnaissance au gouverneur de Zamfara qui a piloté les opérations, Bello Matawalle :

"Nous avons sauvé ces adolescentes grâce à un accord que nous avons avec des bandits repentis qui se sont engagés à aller parler aux ravisseurs. Nous en avons réuni 32 qui ont travaillé durant trois jours afin de sécuriser la libération des écolières. Durant trois jours, nous n'avons pas cessé de négocier et aujourd'hui, voici le résultat : les enfants sont de retour parmi nous."

Et le gouverneur insiste sur un point : "Nous n'avons payé aucune rançon, vous pouvez leur demander. J'insiste sur le fait que nous n'avons pas payé car eux aussi ont besoin de paix. Les ravisseurs ont fait part de leurs problèmes et doléances et le gouvernement va s'en occuper. Ils disent par exemple ne plus avoir accès aux marchés locaux et aux villages, en particulier Jangebe, où des gens tuaient les leurs dès qu'ils venaient. J'ai promis que j'y mettrai fin et que nous prendrons des mesures afin de protéger les populations."

Il s'agissait du quatrième kidnapping de masse d'écoliers en moins de trois mois dans cette partie du Nigeria.

Des groupes criminels y volent souvent du bétail et espèrent tirer des rançons de leurs enlèvements. Souvent, ceux que les autorités appellent les "bandits" s'en prennent à des personnalités publiques ou à des voyageurs qu'ils enlèvent sur la route.

Mais les écoles sont devenues ces derniers mois une nouvelle cible privilégiée de ces bandes organisées.

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