Centrafrique: Législatives - Les députés s'interrogent sur l'organisation du scrutin

En Centrafrique, le 14 mars prochain, doit se tenir le second tour des élections législatives et la reprise du premier tour des circonscriptions qui n'ont pas pu aller voter le 27 décembre dernier à cause de l'insécurité créée par les groupes armés. Plusieurs députés s'interrogent sur la campagne et le déroulé du prochain scrutin dans les provinces.

Les incidents sécuritaires de décembre sont encore dans les esprits des députés qui ont été victimes de violences. Certains ont fait l'objet de braquages ou d'agressions physiques. Et à l'approche du nouveau scrutin, beaucoup s'interrogent.

C'est notamment le cas d'Antoine Koirokpi de Ngaoundai. Poursuivi par des éléments armés en décembre alors qu'il faisait campagne, il a dû rejoindre le Cameroun en pirogue pour trouver refuge. « Le premier tour a été très malheureux. Très, très malheureux... Ils nous ont poursuivis avec des motos... Et les deux motos, successivement, étaient tombées en panne et c'est ce qui nous a sauvés », raconte-t-il.

Malgré ces difficultés, le président de l'Assemblée nationale a appelé lundi les élus au courage lors de l'ouverture de leur dernière session parlementaire : « Je lance donc un vibrant appel aux collègues et députés qui vont au second tour et à ceux qui vont aux partielles, à demeurer sereins, pour affronter les futures élections avec courage et dignité ».

Au-delà de leur propre sécurité, certains élus se questionnent sur les conditions générales du scrutin. « La population s'inquiète. Le cri d'alarme que la population de Batangafo a lancé à l'attention du gouvernement, c'est que ce sont les rebelles qui écument la ville. La population vit dans l'inquiétude et on ne sait pas comment ça va se faire... À partir de Bakota jusqu'à Batangafo, jusque là-bas, je ne sais pas comment on va faire campagne », explique le député Deloro de Batangafo.

Des opérations militaires des forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes et rwandais sont toujours en cours dans le pays pour permettre la tenue de ce scrutin dans de bonnes conditions, répètent régulièrement les autorités.

Plus de: RFI

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