Sénégal: Pr Mamadou Diarra Beye, Samu national - «Sur 10 malades en réanimation, 6 sortaient guéris»

Malgré l'augmentation du nombre de décès qui a été notés ces derniers mois, le professeur Mamadou Diarra Beye en charge des cas graves dans le cadre de l'an I du Covid au Sénégal a souligné que : «la létalité n'a jamais dépassé 50% en réanimation et la létalité des cas graves n'a jamais aussi dépassé 40 % en réanimation. Alors qu'au niveau international cette létalité est au moins 50 %. Cela veut dire que sur 10 malades qui nous accueillons en réanimation 6 sortaient guéris et retournés à domicile». Il est aussi revenu sur la disponibilité des lits et la collaboration avec le secteur privé.

Pour le professeur Mamadou Diarra Bèye en charge des cas graves, parmi les patients présentant des risques graves, le Samu a eu à réguler 13662 cas. «L'âge moyen de ces patients était de 64 ans et nous avons aussi des patients jeunes et les extrêmes étaient de 8 ans et de 101 ans», a-t-il renseigné. Et de poursuivre : «parmi ces patients que nous avons pris en charge presque tous présentaient une détresse respiratoire. On a souvent parlé de l'oxygène parce que ces détresses respiratoires faisaient souvent qu'on en avait besoin. L'attitude c'était l'oxygénation précoce qui commençait depuis le début pendant le transport jusqu'aux structures sanitaires adéquates et même dans les centres de traitement, la dialyse » a-t-il renseigné.

FREQUENTATION DES CTE

Pour les transports, toutes les structures sanitaires ont participé au transport. Elles ont joué un rôle important. Le Samu a effectué dans ces structures sanitaires 1127 de transfert de patients graves à sévères. Et parmi ces patients, 985 qui ont été identifiés, étaient des cas graves. Pour le professeur Diarra, les centres de santé ont représenté 28 % des lieux d'intervention des ambulances du Samu pour prendre en charge les cas graves. «Les domiciles n'étaient pas aussi en reste, parce qu'elles représentaient la deuxième position 26 % de nos interventions, les établissements publics de santé capitalisés 22 % des sortis, les cliniques privées dans lesquelles nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour aller porter secours à certains patients sont à 13 % et au niveau de l'Aéroport pour certains patients que nous avons diagnostiqué 2%», a-t-il renseigné.

LA DISPONIBILITE DES LITS

Pour le professeur Diarra, la disponibilité des lits a joué un rôle important. «A départ, on avait 8 lits de réanimation et 8 lits de soins intensifs et aujourd'hui, on dénombre 284 lits avec oxygène disponible, 85 lits de réanimation dont 40 à Dakar et 40 dans les régions», at-il avancé. Et de renseigner : «avant l'épidémie, on en notait pas autant au niveau national. Il faut noter aussi l'implication du secteur privé dans le transfert, l'accueil et l'admission des patients sévères à graves. Malgré l'augmentation du nombre de décès qui a été notés ces derniers mois, on a constaté que la létalité n'a jamais dépassé 50% en réanimation et la létalité des cas graves n'a jamais non plus dépassé 40 % en réanimation. Alors qu'au niveau international cette létalité est au moins 50 %. Cela veut dire que sur 10 malades qui nous accueillons en réanimations, 6 sortaient guéris et retournés à domicile».

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