Maroc: Kaoutar Chakir-Benamara, ou l'engagement associatif confirmé au féminin

Essaouira — Connue pour son dynamisme, son humilité et son dévouement, doublés d'une passion et d'une énergie sans limites, Kaoutar Chakir-Benamara incarne parfaitement l'exemple de l'engagement citoyen inébranlable et de la vitalité associative confirmée de la femme souirie pour la consolidation et la pérennisation de l'aura de la Cité des Alizés reconnue mondialement.

A force de travail assidu, de persévérance et de ténacité, cette native d'Essaouira, imbue depuis son enfance de l'esprit de Mogador et très sensible aux questions de coexistence et de tolérance dans la diversité, œuvre inlassablement, à son échelle, pour apporter sa pierre à l'édifice de la promotion de l'image de cette cité séculaire et du rayonnement de son riche patrimoine millénaire, nourri des cultures additionnées et mêlées, à travers une multitude d'actions, notamment dans le cadre du travail associatif.

"Je suis née à Essaouira et j'ai décidé d'y vivre car j'aime cette cité qui a toujours constitué un carrefour de dialogue, une terre de métissage des différentes cultures et civilisations et un symbole de promotion et d'ancrage des nobles valeurs de coexistence et de vivre-ensemble", a-t-elle confié à la MAP.

"Essaouira n'est pas simplement une ville où l'on accepte que des gens de différentes cultures ou confessions vivent à côté de nous, mais c'est un haut lieu où se sont enracinées l'entente harmonieuse et l'acceptation de l'Autre et où s'est épanoui le respect des différences et de la diversité", a-t-elle expliqué.

Fortement appréciée par ses collègues qui ne tarissent pas d'éloges à son endroit au sein de l'Association Essaouira-Mogador où elle assume le poste de secrétaire générale depuis 2012, Mme Chakir-Benamara, animée d'une volonté de fer et d'une négation de soi implacable, a su se forger la réputation d'une véritable "bosseuse" qui s'investit énormément dans son travail en vue d'atteindre la perfection. Sa discrétion et son amabilité n'ont d'égal que son sens de la responsabilité indissociable de son courage et de sa détermination, devenus une partie intégrante de son quotidien pleinement assumé.

Considérée parmi les visages les plus connus de la société civile dans la Cité des Alizés, cette diplômée de l'Ecole des Hautes Etudes Economiques et Commerciales de Marrakech, toujours débordante d'entrain, avoue éprouver un réel plaisir en se rendant, quotidiennement, à son bureau à l'espace "Dar Souiri", siège de ladite Association, pour l'exercice des tâches qui lui sont dévolues, estimant que cette rigueur lui a permis de s'assurer un épanouissement personnel et professionnel.

"J'ai débuté comme bénévole en 2006, puis je suis devenue membre du bureau exécutif de l'Association en 2012. Se consacrer à l'action associative a été pour moi un choix mûrement réfléchi", a-t-elle affirmé, tout en se disant très fière de son parcours au sein de cet organisme qui jouit d'une renommée locale, nationale et internationale.

"Je suis encore plus fière d'avoir le privilège de travailler aux côtés d'un grand homme d'un mérite si singulier, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président Fondateur de l'Association, qui a contribué activement en faveur de la promotion des valeurs de la paix, du dialogue entre les cultures, de compréhension entre les peuples et de respect de l'Autre", a soutenu Mme Chakir-Benamara.

Et d'ajouter : "L'action associative, en général, et au sein de l'Association Essaouira-Mogador, en particulier, a véritablement enrichi ma vie sur plusieurs plans. Faire partie d'un pilier de la scène associative souirie, qui contribue au rayonnement de la ville au-delà des frontières nationales, est pour moi une source de motivation pour persévérer sur la même voie: celle de la promotion de l'ouverture, de la diversité, du dialogue renforcé entre les cultures et de la paix entre les peuples".

Elle a, en outre, noté que "toute réussite professionnelle ou personnelle soit-elle, trouve sa source dans la confiance en soi et la capacité à relever tous les challenges, l'assiduité, l'audace, la persévérance et surtout la passion dans tout ce que nous entreprenons".

"Au sein de l'Association, je suis en charge de l'organisation des festivals de musique. C'est une entreprise à la fois très passionnante et stimulante, d'autant plus que la préparation de chaque événement me pousse à me surpasser pour assurer sa pleine réussite", a-t-elle enchaîné.

Selon elle, "si l'organisation de grands événements artistiques à Essaouira requiert d'énormes efforts sur les plans humain et logistique, il n'en demeure pas moins que c'est un travail très agréable pour qui, comme moi, aime le contact humain, avec toujours la possibilité d'établir de nouveaux liens entre les différentes cultures".

"Ces festivals d'une renommée mondiale, qui n'est plus à démontrer, (Printemps des Alizés, Andalousies Atlantiques, Jazz sous l'arganier... .) m'ont permis de vivre et de revivre des moments inoubliables et des expériences humaines uniques", a-t-elle expliqué.

"Ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est la diversité des contacts (artistes, bénévoles, hommes de médias, prestataires techniques, chefs d'entreprise et autres partenaires... ", a-t-elle déclaré, relevant que "l'ampleur de la charge du travail est certes énorme, mais lorsque je vois et ressens la satisfaction de tous, je suis dans l'euphorie et c'est pour moi la plus belle des récompenses".

"A travers les multiples actions menées par l'Association Essaouira-Mogador dans divers domaines, nous oeuvrons à mieux sensibiliser les générations futures aux nobles idéaux universels d'humanité et d'humanisme pour en assurer une meilleure appropriation, le tout dans le respect et la compréhension de l'Autre", a-t-elle poursuivi.

Evoquant la Journée internationale de la femme, qui intervient dans une conjoncture exceptionnelle marquée par la Covid-19 et ses répercussions socio-économiques et psychologiques notamment sur la gent féminine, elle a estimé que la date du 8 mars constitue non seulement un moment pour célébrer les énormes contributions de la femme au développement de la société, mais aussi une tribune pour plaider, haut et fort, en faveur de la traduction dans les faits de l'égalité des droits et libertés entre les deux sexes.

"Le 8 mars est une date qui me rappelle que tous les jours, nous, femmes et hommes, devons établir un bilan de la condition de la gent féminine et faire entendre ses revendications légitimes. C'est également l'occasion de réaliser l'ampleur des défis encore à relever pour le changement des mentalités et la lutte contre toutes les inégalités et formes de violence et les stéréotypes dégradants et attentatoires à l'image de la femme", a-t-elle insisté.

Saluant les efforts consentis par le Royaume en la matière sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI et les acquis engrangés par les femmes, omniprésentes aujourd'hui dans tous les secteurs d'activités, elle a conclu qu'il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre l'équité et l'égalité souhaitées.

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