Congo-Kinshasa: Absence de détecteur de mensonges, sur l'intégrité des candidats, menace la fiabilité du critérium de choix de membres du gouvernement Sama Lukonde

opinion

Est-il possible d'opérer un choix judicieux d'un candidat valable, en intégrant les choix des valeurs qui s'auto-excluent les unes et les autres ?

" Qui ignore que la pondération du poids politique, l'appartenance à la jeunesse et la préférence du genre, sur les critères d'intégrité, de moralité et de compétence managériale, en politique, éclipse en dernière position, l'intégrité et la moralité des candidats ?

" A en croire les conclusions des études politiques menées, il est difficile de faire une sélection objective des membres du gouvernement de combat, sans au préalable, procéder par la mise en place d'une grille de délibération dans laquelle, les pondérations par valeur soient objectivement fixées.

Cela risque de conduire au pantouflage politique qui méconnaît l'ascendance de l'éthique de responsabilité sur l'éthique de conviction.

Pour éviter d'en arriver là, le premier ministre a tout intérêt à mettre un accent particulier sur l'éthique de responsabilité des membres du gouvernement, qui rencontre la vision du Président de la République, à travers son leitmotiv : " le peuple d'abord"

Nul doute, personne ne peut hypothéquer la profondeur et la validité des discours scientifiques du premier ministre, Jean-Michel SAMA, qui oriente et fixe le cadre, dans lequel se déroulent les consultations, amorcées par le Président de la République, en vue de la constitution d'une équipe gouvernementale équilibrée, composée des virtuoses, sélectionnés selon un critérium de poids politique, de rajeunissement et de la féminisation des membres du futur gouvernement, sans oublier, la sempiternelle question d'intégrité, morale et compétence intellectuelle des ministres à recruter.

La tâche du Premier Ministre, est, certes, grandiose et complexe, devant la nécessité de préserver l'équilibre de l'union sacrée, afin d'éviter de frustrer ceux qui sont venus prêter mains fortes à la politique du Président de la République, qui met un accent particulier sur le changement, faisant du souverain primaire le premier bénéficiaire attitré de toutes les actions du Gouvernement.

Cette vision, qui couple sur les pieds, tous les appétits des gens, habitués au système de prédation et d'anthropophagie politique, risque d'être tournée en dérision pour trois raisons :

La première, fondamentale, dénote que les consultés viennent, à priori, avec des agendas cachés, inspirés de la fable de la fontaine : " le corbeau et le renard", en vue de se positionner et occuper le poste le plus alléchant, au nom du principe sacro-saint du pain, du Fric et du saint-profit.

Oubliant que le poids politique ne peut, en aucun cas, supplanter les critères d'intégrité, de moralité et de compétence avérée. Certains partis politiques, ne s'empêchent pas d'insister sur la prise en compte de leur poids politique, au mépris de toutes les considérations éthiques, qui interdisent d'embaucher les gens, dont l'élection et le positionnement politique sont entachés de pratiques immorales de corruption, de clientélisme et de népotisme.

Comment faire nommer au gouvernement, des membres d'un parti politique, dont le mode d'accession et d'ascension à des postes politiques, s'est déroulé selon les normes de la fameuse citation : "Solola bien" ?

Dès lors, on voit très mal, comment certains Partis politiques qui se targuent d'avoir un grand nombre de Députés de surcroit non intègres, peuvent accéder à un certain nombre de postes du Gouvernement dans le système de prédation.

Nous connaissons aujourd'hui, des Chefs de Partis, devenus Ministres, qui alignent cinq à six signataires avec des étiquettes indiquant les montants à payer, avant d'obtenir sa signature.

Cela démontre bien des égards, qu'un Parti peut avoir le poids politique, sans toutefois, être doté des gens intègres inscrivant leur démarche, en dehors de la vision du Président de la République qui recommande que les politiques s'effacent, au profil du Peuple.

Suffit-il d'avoir soixante (60) Députés à l'Assemblée Nationale, pour prétendre qu'il y a soixante (60) Députés intègres, capables de gérer la chose Publique, sans atermoiement ?

Comme nous le voyons, la théorie du poids politique, ne peut pas être un critérium objectif, qui rassure que les plus intègres. Il en va de même, pour le critère de la Jeunesse et celui du Genre.

Ainsi, les Jeunes seraient-ils plus intègres que leurs vieux-pères, alors qu'ils évoluent dans un monde où, les Parents perdent de plus en plus le contrôle sur leurs enfants, suite aux pratiques de gangstérisme auxquelles les jeunes ont goût.

Produits des parents ayant gouté aux délices de l'enrichissement illicite, ces jeunes, en compétition avec leurs propres géniteurs, chercheront toujours à avoir plus et vite que leurs parents qu'ils assimilent parfois à des "Yuma bolole" pour n'avoir pas tout raflé, pour accélérer la faillite de l'Etat et préserver la fortune de la famille. L'exemple, si haut plaide également pour le cas des femmes qui se plaignent, à raison d'avoir été longtemps marginalisées dans la compétition intellectuelle avec les hommes. Plus soucieuses de l'intégrité que leurs maris, les femmes méritent, certes d'être repêchées, mais moyennant des jumelles pour séparer le bon grain de l'ivraie. Dans le cas d'espèces, il faudra insister sur le statut des femmes mariées qui sont généralement, à l'abri de tout soupçon de méconduite, contrairement aux femmes célibataires, divorcées, qui sont les plus vulnérables à la démonstration de force des potentats Ministres, qui rivalisent parfois en termes de billions.

Il est une évidence, qui n'est plus à démontrer que les femmes sont intègres que les hommes et se réservent à se livrer au razzia, auquel se livrent leurs collègues masculins. D'abord, elles ont peur de se retrouver en prison, en livrant leurs progénitures aux charoriares, ensuite elles ne sont pas disposées à dépenser leurs fortunes pour conquérir les hommes au statut de Mario.

S'agissant du critère de ra- jaunissement de membres du Gouvernement, l'idée est louable, mais réservée. Il convient, cependant, de signaler qu'être jeune, ne correspond pas à être intègre, honnête et respectueux de la chose publique.

La jeunesse est un état d'esprit : il y a de la jeunesse dans l'homme viril et travailleur, comme il y a de la vieillesse dans un jeune paresseux et kuluna.

Voilà quelques idées qui démontrent la relativité du critérium de sélection des Membres du Gouvernement SAMA LUKONDE, celles-ci requièrent une dose de prudence de sagesse et d'ingéniosité dans le choix de ces futurs Membres du Gouvernement. Cela dénote, qu'il ne sera pas du tout aisé, pour le premier ministre d'aligner des candidats ministres, ayant en grand % le profil des hommes intègres. Faute de cette unanimité, il serait souhaitable que ce critérium soit aligné et annoté, suivant les critères des pondérations qui alignent, selon une échelle de valeurs. Par exemple, l'intelligence et la compétence ne peuvent faire l'objet d'aucun doute, car le diplôme universitaire en constitue le soubassement, peuvent prendre la côte de 20%. La jeunesse et l'appartenance au genre, peuvent être cotées en raison de 20% et expérience à 10%.

Selon toute vraisemblance, ce que doit viser le première Ministre et en ordre de pondération croissante, c'est le critère de l'intégrité et de la moralité qui peuvent être cotées à concurrence de 50% des points.

N'est-ce pas que MOBUTU disait : « la crise profonde que traverse le zaïre, est avant tout, une crise morale » ?

Et encore, Joseph KABILA d'ajouter :" ce que je n'ai pas réussi à faire à la fin de mon mandat, c'est de changer l'homme zaïrois en homme congolais"

Et enfin, le Président Félix Tshisekedi de conclure son plaidoyer en ces termes : likambo ya cope wana, osali yango, yo oza mwana mayi na nga, c'est vrai, to tanga na yo ou bien to bunda na yo boye tout ça ... " Tu vas en prison.

Cette analyse critique du profil des membres du gouvernement, telle qu'énoncée dans la vision du Président de la République plaide pour une place prépondérante au sein du Gouvernement, des Hommes intègres d'abord, compétents en suite, provenant des forces vives de la nation : jeunesse et femmes.

Un pourcentage arrêté, devant être réservé pour les postes des femmes, un autre pourcentage (%) pour les postes de jeunes, un autre encore, pour les postes des expérimentés, et enfin, 50% des Ministres doivent provenir des personnes ayant fait peuvent palpables de leur intégrité car dit- on, l'intégrité ne se chante pas, ne se déclare pas, mais se manifeste à travers son comportement quotidien et à travers les témoignages des tiers, qui ont vu le postulant braver les tentations de corruption, de clientélisme, au détriment de leurs intérêts égoïstes et personnels.

Le fait que le premier Ministre n'ait pas reconnu au détecteur de mensonge d'intégrité prédisposerait mal celui-ci à débusquer les fossoyeurs de la République n'ayant fait de la corruption, leur mode de vie et de gestion de l'appareil étatique.

Même au cas où ils ne se positionnaient pas personnellement, dans le Gouvernement en chantier, ces fossoyeurs finiront toujours par monter des subterfuges pour faire partie du gouvernement, à travers leurs dauphins, qu'ils vont présenter sous la peau de caïmans, dissimulant derrière eux, les crocodiles les requins.

Rappelons-nous, le célèbre adage d'un dignitaire zaïrois "Bokoliana", ou encore d'un ex Ministre, aujourd'hui à la recherche d'un nouveau poste Ministériel qui faisait des reproches désobligeants à un formateur lors d'un séminaire en matière d'éthique et de bonne gouvernance à l'intention des Membres du gouvernement en ces termes "Professeur dit, vous nous recommandez à aller pratiquer l'euthanasie à cause de ce pauvre et minable peuple ?"

Ces quelques faisceaux de lumière, n'ont nullement aucune intention d'ignorer les efforts du gouvernement, mais plutôt de prévenir l'Autorité sur l'existence des officines d'Etat qui ont pour mission: la prévention, la Détection des antivaleurs auprès des agents publics de l'Etat, afin de doter la République /Gouvernement des Ministres consciencieux, travailleurs courtois disciplinés et incorruptibles conformément aux dispositions du Décret -loi n°017/2002 du 03 octobre 2002 portant code de conduite de l'Agent public de l'Etat.

Celui-ci stipule, en substance : l'agent public de l'Etat ayant des responsabilités en matières de recrutement, de nomination ou de promotion doit veiller à ce que les vérifications appropriées de l'intégrité morale du candidat soient effectuées conformément à la loi".

En cas de doute sur une situation donnée, il doit requérir l'avis de son supérieur hiérarchique. Voilà en substance, justifiés, l'importance et le rôle que doit jouer l'observatoire de surveillance de la corruption et de l'éthique professionnelle, en sigle OSCEP, dans l'encadrement des 17 catégories socioprofessionnelles d'agent public de l'Etat, y compris le Président de la République, les membres du parlement, les membres du gouvernement...

C'et ici qu'il y a lieu de félicité le bravoure d'abord, et ensuite, le travail de titan qu'est en train d'abattre le premier ministre, en dépit de l'absence des balises pouvant guider sa navigation. L'OSCEP se culpabilise de n'avoir pas assisté dans l'épreuve ordalique qu'il est en train d'expérimenter. Il appartient, cependant, à ceux qui ont eu le privilège de l'approcher, de ne pas ignorer, la place que revient à l'OSCEP dans ce genre d'opérations délicates.

Pour en découvrir la quintessence, interrogeons l'article 4 du décret-loi n°16/020 du 16 juillet 2016, fixant les statuts de l'OSCEP, qui dispose en substance :

MISSION GLOBALE

L'Observatoire est l'interface de l'Etat, et l'organe technique et consultatif du gouvernement chargé de la promotion des valeurs éthiques, la moralisation de la gestion de la chose publique, ainsi que la prévention et la lutte contre les antivaleurs dans les milieux socioprofessionnels.

MISSIONS SPECIFIQUES :

A ce titre, l'OSCEP a pour missions : de (d')

Proposer au gouvernement et à toute autre autorité compétente les mesures appropriées pour prévenir et sanctionner les violations des dispositions du code de conduite de l'Agent Public de l'Etat ainsi que la violation d'autres dispositions éparses en matière de lutte contre les antivaleurs en milieux socioprofessionnels.

Assurer la formation et le perfectionnement du Personnel de l'Etat dans le domaine de prévention et de lutte contre les antivaleurs...

Souhaitant d'avance bonne chance au premier Ministre qui a ratissé large dans ses consultations, nous saluons son originalité, d'avoir associe le conseil des professeurs d'Université, la FEC, les forces vives de la nation, les grands partis à la différente consultation qu'il a eu à organiser.

Mais au-delà de ces consultations protocolaires, plane toujours l'épineuse question de choix des ministres, dotés des valeurs éthiques véritables. Deux critères de la base devraient ici, éclairer la démarche de son Excellence Monsieur le premier Ministre dans son choix des ministres intègres.

En analysant le profil éthique des Ministres à recruter, il faudra interroger chaque fois ; deux pôles. S'agit-il d'un Ministre, pétri des valeurs éthiques de conviction, ou des valeurs éthique de responsabilité ? Les deux valeurs doivent sans doute, caractériser le Ministre à recruter. Mais la préférence sera accordée à l'Ethique de responsabilité. Pourquoi ?

Par Ethique de conviction on entend :

L'ensemble des normes, règles et lois établies qui donnent des orientations à suivre et s'imposent comme des règles rigides qu'on ne peut transgresser sans s'exposer à des sanctions. L'éthique de conviction régule notre comportement, nos agissements, nos attitudes, et nous oblige à en assumer les conséquences, en cas de la non observance. Communément appelée Ethique de savoir ou Ethique déontologique, l'éthique de conviction s'impose à la volonté humaine : La loi est dure mais c'est la loi.

Par Ethique de responsabilité, on entend :

Celle qui agit, non par peur des contraintes ou des conséquences, mais celle qui dépasse le simple niveau de l'existence des normes matérielles pour intérioriser le niveau de sa conscience personnelle par rapport au mal qu'on a causé à autrui : Ne pas faire du mal à son prochain, et à se transporter dans le corps de l'autre pour comprendre les conséquences de nos actes malveillant sur ce dernier. Cette éthique qui réfléchit, Au-delà des simples sanctions aux conséquences que nous avons causées dans les souffrances des autres. Cette éthique, communément appelée Ethique Conséquentielle : repose sur la notion de l'empathie, entendue comme faculté à se transporter dans le corps /cœur de l'autre, pour communier avec lui dans les souffrances qu'il ressent quand nous lui avons causé du tort.

En guise de conclusion, après avoir consulté les Représentants des partis politiques, ceux des forces vives de la nation, ainsi que les chefs des corps de certaines institutions, sans oublier les membres de la société civile et certains jeunes candidats au poste de Ministre, le temps est arrivé pour le premier ministre SAMA LUKONDE de se choisir des bons Ministres qui vont l'accompagner dans la vision éthique du Chef de l'Etat. Ce jugement du Premier Ministre qui se fera, sans rappel doit transcender le jeu des sentiments, d'appartenance à telle ou telle tribu, le jeu de clientélisme politique aux appétits gloutons de ceux-là qui revente de devenir Ministre sans avoir le profil, ainsi que ceux de marabouts-féticheurs, qui promettent monts et merveilles, à ceux qui veulent les entendre, pour réaliser leurs ambitions mercantilistes.

Voilà pourquoi l'Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l'Ethique Professionnelle, OSCEP en sigle, recommander à l'arbitre principal qui est Jean-Michel SAMA LUKONDE, de se refugier dans une culture d'impartialité totale, où les seuls intérêts du peuple doivent être le leitmotiv des Membres du Gouvernement de combat, il serait vivement recommander que chaque candidat Ministre ne soit pas compromis dans des affaires sales des corruptions et des antivaleurs. A cet effet, l'extrait de casier judicaire et chacun doit être exigé et la déclaration de leurs biens déposées auprès de la Cour Constitutionnelle après avoir signé l'acte d'engagement Ethique par lequel, il consacre la priméité des intérêts du souverain primaire sur toute action visant à le tirer vers le bas .

Se servant du credo politique du Président de la République comme bouclier de protection anti-balles nous lui demandons de tenir bon en puisant chaque fois son inspiration et ses efforts dans la vision du Président de la République, qui invite tous les futurs membres du Gouvernement à communier avec la souffrance du peuple, qui a longtemps été meurtri et méprisé, par ceux-là même qui prétendent parler au nom du peuple, alors qu'ils défendent leurs intérêts égoïsmes. C'est le sens qu'il convient de donner à la vision du Président de la République disant : « LE PEUPLE D'ABORD » Au cœur de cette vision du Chef de l'Etat, mettant l'empathie au centre de sa démarche, nous sommes invités à communier avec la souffrance que ressent le peuple congolais depuis de décennies et à nous lever comme un seul homme en disant «maintenant c'est le tour du peuple de retrouver sa dignité, longtemps méprisé et bafoué par notre égoïsme cannibalesque».

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