Burkina Faso: Commune de Ouagadougou - Plus 700 kg de poulets avariés incinérés

Les 700kg de poulets avariés ont été incinérés au Centre d'enfouissement technique de Ouagadougou.

La Commune de Ouagadougou a incinéré, hier mercredi 3 mars 2021, au Centre d'enfouissement technique de la capitale, plus de 700 kilogrammes (Kg) de poulets avariés saisis par la Police municipale de Ouagadougou.

Des produits animaux dans les mailles de la Police municipale de Ouagadougou. En effet, ce sont plus de 700 kilogrammes (Kg) de poulets avariés qui ont été saisis et incinérés, hier mercredi 3 mars 2021, dans l'après-midi, au Centre d'enfouissement technique (CET) de la capitale. Selon le directeur de la sécurité publique de la Police municipale de Ouagadougou, l'inspecteur Sébastien Ouédraogo, c'est au cours d'une mission régalienne que ses agents ont interpellé un véhicule suspect transportant des poulets de chair. L'intérieur du véhicule sans chaises, a-t-il expliqué, était occupé par des cartons emballés de ces produits.

« Les éléments sur place ont rendu compte et nous avons donné instruction de conduire l'engin en fourrière. Par la suite, nous avons saisi la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) qui, à son tour, a aussi interpellé la direction générale vétérinaire. Celle-ci s'est déportée au niveau de la Police municipale et une procédure a été engagée. Les intéressés ont été conduits devant l'Officier de police judiciaire (OPJ) le plus proche et une plainte a été déposée. Il a été également exigé que le fautif participe à l'incinération », a confié l'inspecteur Sébastien Ouédraogo.

Plus de 60 cartons incinérés

A ses dires, ce sont plus de 60 cartons contenant chacun 10 à 11 poulets de chair impropres à la consommation qui ont été mis à feu sous la supervision de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) et de celle de la direction vétérinaire du ministère des Ressources animales et halieutiques. « L'importation de poulets de chair suit une règlementation avec à la clé des documents. Il y a aussi des conventions qui stipulent, avec la grippe aviaire déclarée dans certains pays, l'interdiction des produits animaux », a-t-il indiqué. Pour la directrice de la santé publique vétérinaire et de la législation, Dr Gisèle Ouédraogo/Paré, les « marchandises » n'étaient pas accompagnées d'autorisation d'importation et de certificat de salubrité.

« Après un entretien avec les propriétaires, il s'est avéré qu'il s'agit d'un cas d'importation frauduleuse en provenance d'un pays voisin », a-t-elle renchéri. Mme Ouédraogo a, par ailleurs, rappelé que depuis l'épidémie de la grippe aviaire en 2006, le ministère en charge des ressources animales a élaboré des textes. Ce, a-t-elle précisé, pour interdire l'importation des produits aviaires en provenance des pays infectés par la maladie. « Les services vétérinaires, face à cette menace, ont également renforcé les contrôles au niveau des frontières pour protéger la santé animale et humaine au Burkina Faso. C'est l'occasion pour nous d'appeler les consommateurs à la vigilance car, consommer ces produits avariés fait courir au pays un grand risque de se faire infecter à nouveau par la grippe aviaire avec de nombreuses conséquences économiques et sanitaires », a laissé entendre Dr Gisèle Ouédraogo/Paré. Elle a soutenu que le véhicule, qui a servi au transport des poulets de chair, n'était pas homologué.

Cette situation, a-t-elle fait comprendre, présentait des risques d'altération sans oublier les résidus de médicaments qui pourraient se déposer dans la chair pouvant entraîner des intoxications. Quant au secrétaire adjoint chargé des plaintes et du suivi des réclamations de la LCB, Boukaré Tapsoba, il a fait remarquer que c'est un satisfécit qui se dégage. Il a salué la collaboration de la Police municipale avec les populations qui ont dénoncé ce fait pour la protection des consommateurs. « Au Burkina Faso, nous avons des commerçants véreux qui ne pensent qu'à eux-mêmes au détriment des consommateurs. Nous les interpellons à importer des produits légaux au profit des populations », a-t-il lancé.

Plus de: Sidwaya

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.