Sénégal: Convocation d'Ousmane Sonko - «Jammi Rewmi» condamne et appelle au respect de l'Etat de droit

«Les tensions socio-politiques qui secouent le pays, depuis quelques temps, prennent de plus en plus des allures inquiétantes et nous préoccupent. Une affaire privée qui est censée concerner deux citoyens soulève un rapport de force dangereux entre le pouvoir et l'opposition d'une part et les Sénégalais d'autre part».

Cette déclaration Jammi Rewmi, une association de la société civile sénégalaise. Et d'ajouter, «constatant pour le regretter la dégradation rapide de la situation à la suite de l'arrêt du cortège et de l'arrestation de monsieur Ousmane Sonko se rendant pour déférer à la convocation du juge par les forces de l'ordre ; constatant l'utilisation démesurée de la force publique contre toute voix discordante et manifestation, suivie d'une série d'arrestations et d'emprisonnements de citoyens qui n'ont rien fait d'autre que d'exprimer leur désaccord ; constatant, les appels à la résistance face aux forces de l'ordre et à l'institution judiciaire qui risquent d'installer une instabilité politique, sociale et économique durable ; constatant que la justice fait l'objet de suspicions graves de partialité á propos du traitement de plusieurs affaires politico-judiciaires», la Plateforme de la société civile Jammi Rewmi a interpellé «les acteurs et appelle á la retenue et au sens de la responsabilité et à l'apaisement pour préserver la démocratie, la paix et la cohésion sociale».

Poursuivant, elle a exigé de l'Etat qu'il soit garant de l'équilibre et de l'impartialité dans le dossier judiciaire qui oppose deux citoyens (Ousmane Sonko et Adji Sarr). «Les Sénégalais ont choisi l'Etat de droit et la démocratie pour vivre ensemble, cela requiert un Etat juste avec son institution judiciaire qui garantit l'impartialité, seule condition pour rétablir la confiance entre la justice et les justiciables rudement atteinte aujourd'hui».

La Plateforme de la société civile Jammi Rewmi a exigé par la suite «la cessation immédiate des arrestations et détentions arbitraires contre les militants de PASTEF et condamne fermement la mise sous mandat de dépôt de Guy Marius Sagna et compagnie». «Ils doivent être libérés sans condition pour calmer la tension sociale et permettre une sortie paisible». Dans le même sillage, elle a exigé également «des responsables et membres de Pastef d'arrêter le discours musclé de défiance face aux institutions républicaines».

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