Sénégal: Affaire Sonko - BBY appelle "à la raison et à la sérénité"

Dakar — La coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), regroupant le parti au pouvoir et ses alliés "en appelle à la raison et à la sérénité" et réitère "sa condamnation ferme des actes de vandalisme" notés relativement à l'affaire Ousmane Sonko.

L'opposant avait été arrêté par des éléments du Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), au moment où il se rendait au palais de justice de Dakar pour déférer à une convocation d'un juge d'instruction.

Ousmane Sonko, député et candidat à l'élection présidentielle de 2019, était convoqué par le magistrat à la suite d'accusations de "viols répétés" et de "menaces de mort" portées sur lui par une employée d'un salon de beauté et de massage situé à Dakar.

Dans un communiqué, le secrétariat exécutif provisoire (SEP) de BBY, se disant "fidèle à ses principes de respect des droits imprescriptibles de l'homme et son attachement à l'État de droit, en appelle à la raison et à la sérénité pour que les citoyens de ce pays, de quelque bord qu'ils se situent, considèrent, dans une parfaite équité, que le respect attaché à la présomption d'innocence de l'accusé, Ousmane Sonko, doit être le même que celui dû à la présomption de bonne foi de l'accusatrice, Adji Sarr", la masseuse en question.

"En conséquence, le SEP/BBY, tout en réitérant sa condamnation ferme des actes de vandalisme portant préjudice aux populations, travailleurs, commerçants, du formel comme de l'informel, citoyens vaquant à leurs affaires pour subvenir aux besoins de leur famille, demande qu'on laisse la justice entendre les deux parties et dire le droit sur la question, afin que la paix et la stabilité triomphent pour tous".

L'arrestation de M. Sonko, au moment où sa voiture le conduisait au palais de justice, était née d'un désaccord entre l'opposant et les forces de l'ordre sur l'itinéraire que l'opposant devait emprunter pour aller répondre au juge d'instruction.

Des heurts ont ensuite éclaté entre ses militants et des éléments du GIGN, violences qui ont redoublé d'intensité, jeudi, dans plusieurs villes du pays.

A Bignona (sud), une ville réputée être le fief électoral de M. Sonko, un jeune âgé d'une vingtaine d'années a été tué lorsque des manifestants ont érigé des barricades sur les principaux axes de ladite commune, a appris le correspondant de l'APS à Ziguinchor (sud) de plusieurs sources locales.

Le gouvernement a annoncé le même jour dans la soirée l'ouverture d'une enquête pour "déterminer les circonstances" de la mort de ce jeune.

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