Sénégal: Grande marche pour le respect de l'Etat de droit, ce jour - Vendredi de tous les dangers !

Les manifestations qui touchent Dakar risquent de ne pas de connaitre de répit encore aujourd'hui, vendredi 05 mars. Pour cause, c'est ce jour que Y'en a marre, Frapp France dégage, les Forces démocratiques du Sénégal (FDS), Pastef/Dakar, et une grande partie de l'opposition sénégalaise réunie dans le Front de résistance nationale (Frn) envisagent de forcer le barrage préfectoral pour organiser la Grande marche pour la libération d'Ousmane Sonko et cie et pour le respect de l'Etat de droit.

Initialement programmée pour se dérouler de la place Washington (ministère de l'Intérieur) à la place Soweto (siège de l'Assemblée nationale), un espace régi par le fameux arrêté Ousmane Ngom, la marche pourrait être délocalisée à la Place de la Nation, Ex-Obélisque de Colobane. Une constante toutefois : envisagée sur fond de manifestations violentes depuis deux jours dans la capitale et dans certaines localités du pays, cette marche est vraisemblablement partie pour être celle de tous les dangers. A moins que...

Dakar risque de connaitre encore ce jour, vendredi 05 mars, une ambiance explosive avec la Grande marche programmée de la place Washington (ministère de l'Intérieur), à la place Soweto (siège de l'Assemblée nationale). Une manifestation à laquelle entendent participer le mouvement Y'en a marre, Frapp France dégage, les Forces démocratiques du Sénégal (FDS), Pastef/Dakar pour protester contre l'arrestation d'Ousmane Sonko et de ses partisans comme celle des activistes détenus en prison, à l'instar de Guy Marius Sagna, et pour exiger le respect de l'Etat de droit au Sénégal.

Des manifestations simultanées sont également programmées sur toute l'étendue du territoire national et même devant les représentations diplomatiques à l'étranger. Et pour corser la donne, une bonne partie de l'opposition politique sénégalaise a décidé de se joindre à la Grande marche organisée ce jour, à Dakar. Une marche que l'autorité administrative ne saurait valider, en raison des restrictions liées à la pandémie, mais qu'entendent dérouler ses promoteurs avec ou sans l'autorisation préfectorale. Qui plus est, la marche entend se dérouler dans une ambiance générale de tensions et de manifestations qui ont fini d'installer la zizanie dans presque tous les quartiers de Dakar, et de manière sporadique à Saint-Louis, Ziguinchor, Bignona et autres. Les forces de l'ordre s'étant investies à fond pour rétablir le calme dans les zones de tension, l'armée même étant appelée en renfort au premier jour des manifestations ayant succédé au placement en garde à vue d'Ousmane Sonko. Pis, la Grande marche de ce jour est programmée dans un espace «régi» par le fameux arrêté Ousmane Ngom qui interdit toute manifestation au centre-ville.

Aux dernières nouvelles, la marche pourrait être délocalisée vers la mythique Place de la Nation, Ex-Obélisque de Colobane. Seulement envisagée sur fond de manifestations violentes depuis deux jours dans la capitale sénégalaise et dans certaines localités du pays, la marche de ce vendredi est vraisemblablement partie pour être électrique. A moins qu'il y a rétropédalage de dernière minute des promoteurs de la manifestation.

Le Pds exige la libération de tous les prisonniers et reprend ses activités au Frn

Le Pds est formel : il s'oppose vigoureusement « contre toute tentative de musellement ou de liquidation d'un opposant par des méthodes non conventionnelles qui ternissent l'image de notre démocratie acquise de haute lutte durant des décennies ».

Se prononçant hier sur l'affaire Ousmane Sonko, le parti de Me Wade appelle le régime en place « à la sérénité et à la retenue et la population sénégalaise et l'ensemble des acteurs impliqués à faire preuve de maturité et responsabilité pour sauvegarder la paix et la stabilité dans notre pays ».

Disant constater « des violences ayant occasionné la mort de certains de nos compatriotes et des scènes de pillages et de destruction de biens publics et privés dans certaines localités du pays », le parti libéral a condamné vigoureusement « la violence de quelque bord qu'elle puisse provenir » et a dénoncé « avec force le recrutement inadmissible de nervis par le régime en place pour casser des manifestants ».

Pour autant, il exige une enquête sur la question et des sanctions vigoureuses à l'encontre de toutes les personnes impliquées dans le recrutement et dans la mise en service de ces nervis. S'inclinant par ailleurs « devant la mémoire des jeunes tués lors de manifestations », le Pds demande l'arrêt immédiat des violences exercées contre les citoyens et invite les forces de défense et de sécurité à faire preuve de professionnalisme dans l'exercice de leur mission de maintien de l'ordre public. Pour finir, le parti de Me Wade exige la « libération immédiate de tous les prisonniers politiques et le retour sans délais dans le pays de Karim Wade exilé de force au Qatar ».

Par ailleurs, le Pds a tenu à informer l'opinion nationale et internationale de « la reprise de ses activités qu'il avait suspendues, au sein du Front de Résistance Nationale (FRN) pour la sauvegarde de nos acquis démocratiques et pour la préservation des libertés individuelles et collectives et le respect de l'état de droit au Sénégal »

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