Sénégal: Un mort et plusieurs blessés

La situation a été tendue hier, jeudi 4 mars à Dakar. De violentes manifestations ont tourné en émeutes. On recense au moins un mort à Yeumbeul dans la banlieue dakaroise et plusieurs blessés suite aux accrochages dans le cadre d'une manifestation pour protester contre l'arrestation du leader du parti Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko

Tension vive, journée sanglante et meurtrière : jeudi 4 mars 2021 ne va pas être oublié de sitôt au Sénégal. La tension a monté d'un cran au lendemain de l'arrestation du leader du parti Pastef/ Les Patriotes, Ousmane Sonko pour «trouble à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée» alors qu'il se rendait au tribunal pour répondre à la convocation du juge du 8ième cabinet dans la cadre de l'affaire «Sweet Beauty».

Un jeune mécanicien du nom de Baye Cheikh a perdu sa vie à Yeumbeul dans la banlieue dakaroise et plusieurs blessés recensés lors de violentes manifestations pour réclamer la liberté d'Ousmane Sonko qui est placé en garde à vue à la section de recherches de la Gendarmerie de Colobane. Selon des témoins, il a été tué par balle.

A ce bilan, s'ajoutent plusieurs blessés. Malgré le couvre-feu instauré pour limiter la propagation du coronavirus, des populations sont sorties en nombre pour réclamer la liberté d'Ousmane Sonko. Des magasins tels que Auchan, Orange, des stations d'essence, des banques, le tribunal de Guédiawaye, des organes de presse, la mairie des Parcelles assainies sont saccagées, des voitures caillassées, des voies barrées, plusieurs axes coupés par des barrages de pneus enflammés, le péage devenu gratuit car, les travailleurs ont déserté les stations de péage pour des raisons de sécurité. Tel a été le décor de la capitale sénégalaise. S'en suivront des pillages et des échauffourées entre groupes de jeunes et la police, à coups de pierres et de gaz lacrymogène et de jets de pierre. Des élèves ont aussi déserté les classes à Guédiawaye pour se faire entendre. Ça a chauffé pendant toute la journée. Plus le temps passait, plus la violence s'aggravait.

L'Avenue Cheikh Anta Diop n'a pas échappé aux jets de pierre et aux gaz lacrymogènes. Les étudiants n'ont laissé aucun répit aux forces de l'ordre. Après avoir manifesté avant-hier, ils ont repris les manifestations hier. Durant des heures, ils ont dicté leurs lois aux éléments du GMI et au fil des minutes, ils devenaient de plus en plus nombreux. Ces derniers ont fini par demander du renfort et la circulation interrompue.

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