Congo-Brazzaville: Journée internationale des droits de la femme - Quelle place pour les femmes dans l'Eglise aujourd'hui ?

Controversée, la question de la place des femmes dans la gouvernance de l'Eglise s'invite régulièrement dans l'actualité. En ce mois qui consacre une journée aux droits de la femme, nous avons voulu savoir si la parité s'invitait aussi dans les assises chrétiennes.

« Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler ; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi », l'épitre de Corinthiens lance le débat. Comprise selon les révélations, les croyances, dogmes, la symbolique mais aussi la pratique de divers courants chrétiens (catholicisme, protestantisme, orthodoxie), cette pensée de l'apôtre Paul suscite moult interrogations chez les profanes.

Plusieurs siècles en arrière et même encore aujourd'hui, de nombreuses assemblées s'appuient sur ce passage biblique pour déterminer la place de la femme dans l'Eglise. Néanmoins, après avoir fait circuler notre micro baladeur sur la question, il en ressort que le rapport Eglise et femmes connaît une nette amélioration. « Les mentalités ont beaucoup évolué au regard de la manière dont Dieu se glorifie en l'homme, de la même façon qu'il le fait en la femme », a estimé Marie-France Ndzio, pasteur et dirigeante du service d'intercession dans une assemblée chrétienne à Brazzaville.

« L'Eglise ne célèbre pas, en tant que tel, la journée du 8 mars, quoiqu'elle approuve l'égalité des droits et l'accès de chances pour tous. Dans l'Eglise, l'homme et la femme sont vus par Dieu comme une aide. Dieu fait don de talents à qui il veut, pourvu que sa volonté se fasse et profite à un grand nombre », a déclaré Jelnie Egnie, responsable du département de protocole dans une église de la place.

« Personnellement, me lever et prêcher ou exhorter ne me conduisent pas à me sentir supérieur ou à désobéir à la parole de Dieu. Je sais me tenir à ma place, tant dans l'assemblée de Dieu, sur mon lieu de travail et dans mon foyer où je suis épouse et mère », a expliqué, Marie-France Ndzio, pasteure et dirigeante du service d'intercession dans une assemblée chrétienne à Brazzaville.

« c'est une évidence que la femme est d'une contribution inestimable pour le bien-être de l'Eglise, comme pour le bien-être de la société d'ailleurs. Elle mérite d'être acceptée et d'exercer librement l'appel que Dieu lui a fait », a soutenu Jelnie Egnie. « L'humilité est d'ailleurs une vertu indispensable que doit avoir tout serviteur de Dieu et quand nous œuvrons dans le champ de Dieu, c'est uniquement pour sa gloire et non pour être vues des hommes », a conclu Marie-France Ndzio. Membres de conseils épiscopaux, présidente de conseils paroissiaux, chancelières chargées des finances, responsables des services de la pastorale, pasteures, diaconesses, prophétesses... , la place des femmes dans la gouvernance de l'Eglise est sans conteste plus attrayante qu'il y a deux ou trois décennies.

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