Madagascar: Marco Randrianisa - « Je suis là, je n'ai pas l'intention de me cacher »

L'ambassade malgache à Paris a publié sur sa page facebook un « avis de recherche » contre Marco Randrianisa.

Il lui est reproché d'avoir « proféré des menaces et lancé un appel au lynchage publique à l'endroit du président de la République et de sa famille ». Dans cette publication, les autorités comptent le traduire devant la justice et demande ainsi « la collaboration de toutes personnes ayant des informations le concernant afin d'accélérer la procédure ».

Décor. Quelques jours après la diffusion de cet avis, Marco Randrianisa sort du silence et apparaît dans une vidéo sur sa page facebook. « Je ne me cache pas, ni dans une grotte, ni dans la jungle, je suis là », a-t-il sereinement annoncé sans donner de précision sur l'endroit exact où il se trouve. Le décor de sa vidéo, qui n'a pas changé par rapport à ses anciennes publications, indique que Marco Randrianisa n'est pas inquiété. Son « dernier domicile » serait, toujours selon la publication de l'ambassade malgache à Paris, dans la commune française de Bagneux dans le département des Hauts-de-Seine.

Fuite. « Je n'ai même pas l'intention de me cacher ou de fuir car je n'ai rien à me reprocher », a répondu l'activiste face aux accusations que lui reprochent les autorités. « Je n'ai ni volé, ni détourné de l'argent public. Pourquoi devrais-je m'inquiéter ou prendre la fuite ? » , a-t-il poursuivi. Une vidéo que Marco Randrianisa a posté sur les réseaux sociaux fin février a interpellé les autorités, notamment sur les propos que cet opposant a tenu et l'endroit où cela a été tourné. « J'ai fait exprès de réaliser la vidéo à cet endroit, à Versonnex (commune française sur la frontière suisse, ndlr ) pour montrer aux malgaches où se loge Andry Rajoelina », a déclaré Marco Randrianisa.

Attentat. Ce dernier est convaincu qu'il est bien dans son droit. « Je ne trouve pas de mal dans ma déclaration », s'est justifié l'opposant à la réputation sulfureuse dans la vidéo. En 2011, ce dernier était déjà impliqué dans un « projet d'attentat contre le président de la Transition » déjoué par la direction de la sécurité du territoire de l'époque. Cette dent contre le président de la République, Marco Randrianisa l'a assumé publiquement dans sa publication. « J'ai un problème avec Andry Rajoelina, mais pas avec sa femme ni avec ses enfants », a-t-il ensuite affirmé. La « manière de gouverner » du président de la République est fortement critiquée par l'opposant. Il l'invite alors à « déposer sa démission ».

Plus de: Midi Madagasikara

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.