Algérie: L'ONU demande la fin des arrestations arbitraires, le Hirak défile encore

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU se dit très préoccupé par une « répression continue et croissante » contre les membres du Hirak en Algérie, et réclame la fin des détentions arbitraires. Mi-février, les manifestants pro-démocratie ont repris leurs marches pacifiques, interrompues pendant un an par l'épidémie de Covid-19. Vendredi 5 mars, ils étaient encore des milliers dans les rues.

Depuis la reprise des manifestations, ils sont déjà des « centaines » à avoir été arrêtés. Et ils seraient « près d'un millier » à avoir subi des poursuites depuis le début du mouvement, il y a deux ans, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Certains pour avoir participé directement aux marches pacifiques. D'autres pour avoir publié sur les réseaux sociaux des messages critiques à l'égard du pouvoir.

Parmi eux, « 32 au moins sont actuellement détenus » pour avoir simplement exercé leurs « droits fondamentaux », s'inquiète le Haut-Commissariat. L'agence onusienne réclame leur libération immédiate et l'abandon des charges qui pèsent contre eux. Elle s'inquiète aussi d'avoir reçu « des allégations de torture et de mauvais traitements en détention » infligés à des membres du Hirak, « y compris des violences sexuelles ».

🇩🇿 #Algeria: We are very concerned about the deteriorating human rights situation and the continued & increasing crackdown on the #Hirak. We urge the authorities to stop using violence against peaceful protestors and cease arbitrary arrests & detentions 👉 https://t.co/SL3CikxN16 pic.twitter.com/k0HR0WyhRO

- UN Human Rights (@UNHumanRights) March 5, 2021

► À écouter aussi: Kader Abderrahim: le Hirak devra «se donner une figure politique» pour sa représentation

Khaled Drareni de retour dans la marche d'Alger

Le Haut-Commissariat demande à ce que des enquêtes « impartiales et rigoureuses » soient rapidement menées sur ces accusations. Malgré cette répression, des milliers d'Algériens sont de nouveau descendus dans les rues vendredi 5 mars, à Alger et dans d'autres villes, pacifiquement comme à leur habitude. Ils réclament toujours un « État civil et non militaire », selon l'un de leur slogan.

Récemment libéré, le journaliste Khaled Drareni a couvert la marche d'Alger sur les réseaux sociaux.

107e vendredi depuis le début du hirak populaire le 22 février 2019, et 2e depuis la reprise des manifestations

Mobilisation importante au centre d'Alger#الجمعة_107#الجزائر#الحراك_الشعبي#vendredi_107#Alger #Algerie #Hirak pic.twitter.com/klVIyNZW38

- Khaled Drareni (@khaleddrareni) March 5, 2021

► À écouter aussi: Khaled Drareni: «Je vais revenir à ce formidable métier que j'exerce depuis 15 ans»

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