Tunisie: Des partis et organisations de gauche manifestent à Tunis - L'appel à un nouveau système politique

Des centaines de personnes ont répondu samedi à l'appel de partis et d'organisations de gauche à manifester sur l'avenue Habib Bourguiba, à Tunis, pour revendiquer le changement du système politique en place (Parlement et pouvoir exécutif) et la libération des protestataires arrêtés et condamnés suite aux récents mouvements sociaux.

Les manifestants se sont rassemblés place Ibn Khaldoun, scandant des slogans appelant à l'unité et brandissant des portraits de protestataires arrêtés, avant que leur marche ne soit stoppée par les barrières de police les empêchant d'atteindre le ministère de l'Intérieur, a constaté le correspondant de l'agence TAP.

Ont pris part à la marche des partisans du Watad unifié (Parti unifié des patriotes démocrates), le Parti des patriotes démocrates socialistes, le Parti des travailleurs, le Courant populaire ainsi que l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et plusieurs organisations de jeunesse.

Le député Mongi Rahoui (Watad unifié) a déclaré à la presse que le message principal de cette manifestation, placée sous le signe « Libérez la Tunisie! », s'adresse aux autorités au pouvoir qui « appauvrissent les Tunisiens, les affament et étouffent leurs libertés ».

« Cette manifestation porte la voix de la rue et n'est pas une réponse à une quelconque autre marche », a-t-il lancé, affirmant que d'autres manifestations suivront en dehors de Tunis « pour que la rue dise son mot et impose un changement dans l'équilibre des forces ».

Zouheir Hamdi, Secrétaire général du Courant populaire, a déclaré à l'agence TAP que cette manifestation est un appel à l'unité du peuple « pour obliger les gouvernants à quitter le pouvoir et les postes de décision, parce que leur maintien revient à maintenir cette crise, ce blocage politique et cette situation sociale critique ».

Il a accusé les pouvoirs en place de « gérer la crise au lieu de chercher à la résoudre », appelant à former un gouvernement provisoire chargé d'assurer une phase de transition d'un an ou un an et demi, et de revoir le système électoral « pour empêcher définitivement les terroristes, les contrebandiers et les corrompus d'accéder au pouvoir « .

« Les conditions de candidature aux élections doivent changer, ainsi que le climat électoral, médiatique, les sondages et le financement des campagnes, a-t-il insisté, appelant à « mettre un terme à la dualité du pouvoir exécutif qui se retrouve éparpillé et paralyse l'État. »

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