Sénégal: La CEDEAO lance un appel au calme et au respect de la liberté de manifester pacifiquement

Dakar — La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) invite à la retenue les parties concernées par les violentes manifestations au Sénégal et appelle les autorités sénégalaises à "apaiser les tensions" et à garantir le droit à la liberté de manifester pacifiquement.

"La Commission de la CEDEAO appelle toutes les parties à la retenue et au calme", déclare l'institution d'intégration économique dans un communiqué reçu samedi à l'APS.

"Elle invite les autorités à prendre les mesures nécessaires pour apaiser les tensions et garantir les libertés de manifester pacifiquement, conformément aux lois en vigueur", ajoute-t-elle.

La Commission de la CEDEAO dit suivre "avec attention l'évolution de la situation au Sénégal et condamne les violences survenues dans plusieurs villes du pays, qui ont entraîné des morts, des blessés et des destructions de biens".

Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (AHDIS) a également réagi à l'actualité politique sénégalaise en déplorant "une montée de la violence entraînant des pertes en vies humaines, des pillages d'unités économiques (supermarchés, stations d'essence, institutions financières, etc.) ou la destruction d'infrastructures socioéconomiques de base et de biens privés".

Dans un communiqué, elle invite les "forces politiques de tous bords et de la société civile militante, ainsi que la presse nationale et étrangère [à] un débat utile et serein [et à] une communication axée sur le retour au calme".

Son président de conseil d'administration, Amacodou Diouf, appelle le gouvernement sénégalais à faire "une lecture sereine de la tension actuelle qui (... ) est symptomatique d'une frustration généralisée, d'une jeunesse pauvre et en quête d'un avenir meilleur".

Des violences ont éclaté dans plusieurs villes du Sénégal après l'arrestation, mercredi 3 mars, de l'opposant Ousmane Sonko, accusé par une employée d'un salon de beauté et de massage de "viols répétés" et de "menaces de mort".

M. Sonko, député et candidat à l'élection présidentielle de 2019, est également accusé de "trouble à l'ordre public" et de "participation à une manifestation non autorisée". Inspecteur des impôts et domaines, il a été radié en 2016 de la fonction publique par le président de la République, Macky Sall, pour non-respect de l'obligation de réserve et de discrétion professionnelle.

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