Sénégal: Violences - Idrissa Seck dit comprendre les "souffrances" des sans-emplois

Dakar — Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck, s'est montré compréhensif envers les sans-emploi, affirmant que le chef de l'Etat travaille à apaiser leurs "souffrances".

"Aux autres manifestants, qui n'ont rien à avoir avec l'affaire Sonko-Adji Sarr, qui sont également nos fils et nos filles, nos nièces et nos neveux, je veux dire ceci : nous comprenons vos souffrances et votre mal-être dus au manque d'emplois et aux difficultés de toutes sortes", a dit M. Seck dans une déclaration diffusée samedi par Iradio (privée).

Les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes n'ayant pas d'emploi ont été aggravées par la pandémie de Covid-19, "notamment dans cette deuxième phase où l'Etat n'a pas pu dégager 1.000 milliards de francs CFA comme dans la première phase pour venir en aide aux familles et soulager les souffrances", a ajouté le président du CESE.

"Sachez que ces souffrances et difficultés que vous vivez nous pèsent autant qu'à vous. Le président de la République est quotidiennement engagé à y trouver des solutions", a-t-il assuré.

"Lui comme moi, a ajouté Idrissa Seck, savons que c'est notre devoir, comme nous le faisons avec nos propres enfants, de vous nourrir contre la faim et de vous rassurer contre la crainte."

Il estime que "les graves troubles à l'ordre public survenus" au Sénégal depuis jeudi "procèdent du refus d'un citoyen de se soumettre à la justice de son pays".

Le président du CESE parle ainsi de l'opposant Ousmane Sonko, arrêté mercredi pour les délits présumés de "trouble à l'ordre public" et de "participation à une manifestation non autorisée".

Le député Ousmane Sonko, dont l'immunité parlementaire a été levée par l'Assemblée nationale, a d'abord été accusé de "viols répétés" et de "menaces de mort" par Adji Sarr, une employée d'un salon de beauté et de massage situé à Sacré-Cœur, un quartier de Dakar.

Idrissa Seck a évoqué le "cortège de drames et de préjudices infligés à de paisibles citoyens et à des hôtes qui ont choisi d'investir et de vivre" au Sénégal, une allusion aux violences survenues lors de manifestations organisées en vue de la libération de M. Sonko.

"J'exprime toute ma solidarité et toute ma compassion à l'endroit des compatriotes qui ont subi des dommages dans leurs biens et dans leur personne et exhorte l'Etat à les secourir au mieux", a dit M. Seck.

Il a fait part de sa "solidarité" envers le leader de Pastef/Les patriotes, en raison de la "terrible épreuve" qui le frappe depuis qu'il est l'objet d'accusations de viol et de menaces de mort présumés, début février.

Le président du CESE a proposé de mener "une médiation politique" dans l'affaire judiciaire concernant Ousmane Sonko, si ce dernier accepte d'inviter ses partisans au calme.

Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans les manifestations consécutives à l'arrestation du député, farouche opposant et candidat à l'élection présidentielle de 2019.

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