Afrique du Sud: Kamva Namba - "La désinformation peut être mortelle"

interview

Kamva Namba, un jeune Sud-Africain diplômé en cinéma, est un aspirant cinéaste polyvalent, passionné par la création de contenus inclusifs qui rompent avec le statu quo. Il est l'un des jeunes cinéastes qui ont déployé leurs talents pour lutter contre la désinformation de COVID-19 par le biais de la Multichoice Talent Factory (Afrique du Sud). Cette académie de cinéma a été mise en place par le MultiChoice Group qui collabore avec l'initiative Verified des Nations Unies pour aider les gens à accéder à des informations factuelles et crédibles et à endiguer le flux de fausses nouvelles. Il s'est entretenu avec Franck Kuwonu d'Afrique Renouveau sur son parcours vers la réalisation de films et sur les raisons pour lesquelles il était important pour lui de rejoindre la campagne "Pause avant de partager" #PledgetoPause : Extraits :

Afrique Renouveau : Comment vous êtes-vous impliqué dans la réalisation d'un film pour la campagne Pause ?

Kamva Namba : Le Directeur de l'Académie Bobby Heaney et notre responsable hiérarchique Mphile Shabalala nous ont demandé de lancer et de tourner un message d'intérêt public (PSA) COVID-19 pour l'ONU. Mon message d'intérêt public a été inspiré par l'observation de la façon dont certains jeunes d'ici faisaient face à la pandémie. Alors que le gouvernement soulignait l'importance du port de masques et de la distanciation sociale, beaucoup de ces jeunes vaquaient à leurs occupations quotidiennes comme d'habitude, pensant que les jeunes n'étaient pas vulnérables à COVID-19.

D'après votre film, on pourrait penser que vous vous opposez au laisser-faire des jeunes face à la réalité. Est-ce le cas ?

Le message d'intérêt public que j'ai produit suit deux mondes parallèles qui fonctionnent simultanément. Le personnage du monde 1 "diffuse" des informations erronées sur COVID-19, tandis que le personnage du monde 2 "fait une pause" et examine les faits, puis supprime les fausses nouvelles au lieu de les partager de manière impulsive.

Était-il important pour vous d'écrire l'histoire de cette façon ?

La désinformation sur COVID-19 sur les plateformes de médias sociaux se répand plus rapidement que le virus lui-même. La décision d'écrire le message d'intérêt public de cette manière était donc de montrer comment le partage de la désinformation peut conduire à de mauvais choix, et surtout comment les gens peuvent se protéger contre le virus, qui peut être mortel.

A-t-il été difficile de trouver des acteurs? Ont-ils été payés ou ont-ils accepté que ce soit pour une bonne cause ?

Cela n'a pas été difficile. Le personnage principal et certains des figurants du message sont des stagiaires de l'Académie. Si certains membres de l'équipe et du casting ont travaillé bénévolement, d'autres ont été rémunérés.

Nous avons tourné le PSA dans la ville de Johannesburg dans un taxi, puis dans un collège et un Airbnb. Pendant la pré-production, nous avons visité différents endroits pour déterminer s'ils convenaient au tournage. Le cadre était important pour la narration de l'histoire car elle était destinée à la jeunesse sud-africaine.

Quels défis avez-vous rencontrés pendant le tournage ?

Le défi de la production a été de bloquer les scènes pour donner l'impression qu'il y avait beaucoup plus de monde dans le plan. Nous avons également rencontré des difficultés en post-production, avec le timing des graphiques du texte et la sélection de la musique. Cependant, je n'ai pas eu de mal à faire passer le message uniquement par l'action plutôt que par le dialogue ou la parole, car les acteurs ont bien joué leur rôle et les graphiques ont fait avancer le récit.

Pensez-vous que le message aura un impact sur les jeunes de votre communauté ?

J'espère que le message d'intérêt public leur fera prendre conscience de la gravité de la COVID-19 et les sensibilisera au fait que le partage d'informations sans vérification des faits peut amener les gens à enfreindre les règlements COVID-19, augmentant ainsi le nombre de transmissions ou d'infections.

Outre le message général sur la COVID-19, y avait-il un autre message que vous faisiez passer ?

Oui, j'espère que le public, même après la COVID-19, apprendra à faire une pause et à vérifier les informations qu'il reçoit avant de les partager. Ne partagez pas de fausses informations.

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