Maroc: Téméraires, les femmes parachutistes des FAR formées pour dompter le ciel

Rabat — A la première Brigade d'infanterie parachutiste, les femmes sont formées pour ne reculer devant aucun mauvais nuage et font, au même titre que les hommes, preuve de témérité et de détermination, écussons entre autres des Forces armées royales (FAR).

Unité d'élite, l'Infanterie parachutiste a fait le choix, depuis belle lurette, d'enrôler les femmes qui le souhaitent mais qui ont, par ailleurs, montré une capacité avérée et hors de doute à affronter le ciel, voire le dompter.

L'adjudant Ouafae Zghari, une de ces militaires parachutistes triées sur le volet, raconte dans une déclaration à la MAP qu'elle a réussi à intégrer les rangs des FAR une fois le baccalauréat en poche en 2003.

Toutefois, ce n'est qu'après une formation initiale, à l'instar de tous les autres militaires, qu'elle a pu passer, avec succès, une autre formation spéciale sur le parachutisme.

Elle a pu donc, par la suite, intégrer l'équipe parachutiste féminine des FAR avec laquelle elle a participé à de nombreuses compétitions nationales et mondiales, notamment le championnat du monde en Chine où les Militaires marocaines ont décroché la première place et la médaille d'or.

"Cette consécration est une fierté pour nous et pour les FAR en général", a-t-elle confié.

Ce triomphe, elle le doit, dit-elle, aux formations continues et aux entraînements importants qu'elle a reçus, ainsi qu'au "courage" et à une "volonté forte", qualités indubitables pour "continuer en toute confiance dans ce domaine".

C'est aussi grâce au savoir-faire des formateurs que cette équipe féminine gagne chaque jour ses galons. Parmi eux figure le sergent-chef Houssam Sekkari, instructeur de simulateur de la chute libre, qui se dit "fier" de former les femmes marocaines qui ont choisi ce domaine malgré sa difficulté et qui fut, jadis, "l'apanage de la seule gent masculine".

Femmes parachutistes, mais pas que ! Parce qu'à la même enseigne, il y a aussi les tailleuses de la "Compagnie d'entretien et réparation des parachutes", qui font un sacré boulot.

Le Caporal Zineb Zarrouq, jeune dynamique et pétrie de persévérance, en fait partie. Son travail, explique-t-elle, consiste à contrôler la qualité des parachutes et les réparer selon des mesures déterminées en amont par le fabricant.

Parallèlement, Zineb dit participer aux séances d'entraînement en chute libre avec l'espoir de devenir une héroïne de cette discipline.

Idem pour le Caporal Khaoula El Hamouchi qui fait partie de la "Compagnie d'entretien et pliage des parachutes" et qui a rejoint les FAR en 2016. Ses tâches portent, entre autres, sur le suivi et le contrôle de tous les parachutes conformément aux critères préalablement définis, ainsi qu'au pliage de tout type de parachutes.

Pour elle, le choix de cette discipline vient de son désir de travailler dans un climat de professionnalisme et de responsabilité.

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