Madagascar: Jean-Eric Rakotoarisoa - « Je suis prêt pour la passation à n'importe quel moment »

Le président sortant de la HCC s'apprête à quitter « très bientôt » Ambohidahy.

Le mandat des trois membres de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) nommés par le président Hery Rajaonarimampianina expire le 12 mars 2021 c'est-à-dire dans quatre jours.

« Je suis prêt pour la passation à n'importe quel moment », assure le président sortant de la HCC. « Je vais sortir de la vie publique après avoir travaillé 37 ans au service du pays dont 34 à des postes à responsabilités », ajoute celui dont les plus récents souvenirs portent logiquement sur ses sept ans à Ambohidahy. « Ce n'était pas facile au regard de tout ce qui s'est passé », remémore-t-il.

Stabilité. Jean-Eric Rakotoarisoa considère que « la stabilité ou pas de la nation dépend de la HCC ». A propos, il se souvient que « beaucoup a été fait en sept ans. Laissons les autres prendre à leur tour des responsabilités ». Une allusion à la situation politique actuelle. En tout cas, en ce qui le concerne, il n'aspire pas à d'autres responsabilités. « Je ne demande rien », avoue le futur ex-président de la HCC. Il va ouvrir « très bientôt, une nouvelle page de la vie, plus nature, plus zen, plus spirituelle ». Et évidemment moins stressante.

Spectateur. A ceux qui reprochaient à la HCC d'avoir souvent rendu des arrêts et décisions « ultra petita » voire teintés de politique, Jean-Eric Rakotoarisoa de répondre tout simplement que « chacun est en droit de penser et de voir les choses à sa manière ». Il redeviendra lui-même un simple spectateur et non plus un juge (constitutionnel ou électoral) avec sa propre vision des choses, après l'expiration de son mandat de sept ans à la HCC.

« Seza ». « C'est à l'instar de mon mandat à l'Université qui avait pris fin à son terme normal », rappelle le Constitutionnaliste qui n'est pas du genre à s'accrocher à un « seza », quand bien même il aurait été souvent en contact avec des dirigeants porteurs du virus « Tsy hiala aho » au cours de son mandat dont la fin est imminente et irrévocable. Il attend et s'attend à la sortie du décret portant abrogation de sa nomination. A son corps défendant de faire le moindre commentaire ou « considérant que » sur le profil de son futur successeur. Pour cela, il renvoie à la loi organique relative à la HCC et à la Constitution qu'il ne rangera pas dans les tiroirs puisqu'il va revenir à ses premiers amours, c'est-à-dire à l'enseignement, qui constitue « un stimulant intellectuel » à son... avis.

Plus de: Midi Madagasikara

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