Sénégal: Célébration de la journée internationale de la femme 2021 - Covid-19 «confine» encore Ndeye Sali Diop Dieng

Ce lundi 8 mars, les femmes du monde entier sont à l'honneur. Seulement, pour la deuxième année consécutive, la pandémie du coronavirus (Covid-19) aura eu raison, tout en dictant sa loi, des manifestations et autres festivités marquant la célébration de cette Journée internationale de la femme (JIF), une journée symbole de la longue lutte des femmes pour l'égalité. En atteste le thème choisi cette année pour le 8 mars : «Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19».

8 mars 2021, en mode Covid-19 ! Pour la deuxième année d'affilée (en 2020 et en 2021), la maladie à coronavirus qui paralyse le monde entier impose la conduite à tenir pour les activités marquants la Journée internationale de la femme (JIF), célébrée ce lundi 8 mars. Au Sénégal, cette journée était souvent mise à profit par les autorités pour lancer la «Quinzaine de la femme».

Une occasion pour les autorités du ministère en charge de la Femme et de la Famille, en collaboration avec des partenaires, de sillonner les 14 régions du pays pour s'enquérir des conditions de cette gent féminine. Elle était aussi un prétexte pour l'autorité étatique de mettre à disposition des financements et/ou propositions de financements, des équipements et matériels d'allégement des travaux domestiques (moulins à mil et à riz notamment pour des femmes rurales), entre autres appuis. Le tout souvent sur fond de folklores et de tapages, surtout les jours du lancement et de la clôture de la caravane de cette quinzaine, qui éclipsent les choses et activités sérieuses et essentielles déroulées durant ces 15 jours «d'activisme» dédiés à la femme sénégalaise. Même si ces dernières années l'ambiance de fête est de plus réduite à sa stricte expression. Mais, hélas ! Covid-19, avec son cortège de restrictions et d'interdictions (de rassemblements et de manifestations) aura tout remis en cause.

Au grand dam de femmes du monde rurale qui, malgré tout ce que l'on pourrait reprocher à l'approche et l'organisation des caravanes de la quinzaine, y voyaient une occasion pour changer de conditions. En effet, les appuis mis à leur disposition, notamment les moulins, en plus de réduire le temps de travail, permettaient également de libérer les jeunes filles des mortiers et pilons, entre autres corvées qui continuent encore de compromettre leur scolarisation et leur maintien à l'école dans plusieurs localités rurales reculées. Et donné que depuis le premier cas déclaré dans notre pays, le 2 mars 2020, la pandémie a porté un sacré coup à la quinzaine et son calendrier.

Pis, cette année, en dehors de quelques organisations qui annoncent ou ont fait parvenir à des médias des programmes et activités prévus dans le cadre du 8 mars, notamment des rencontres d'échanges à distance, des débats et conférences en mode Visio ou des webinaires, rien d'officiel n'est encore porté la connaissance du public, du côté du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection de l'enfant, dirigé par Ndeye Sali Diop Dieng. Sacré Covid-19 !

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