Sénégal: Abdoulaye Sow justifie la décision d'Augustin Senghor - «Il n'y a pas lieu d'aller à canossa»

Le 2ème vice-président de la fédération Sénégalaise de Football, a justifié le choix d'Augustin Senghor de renoncer à sa candidature pour la tête de la CAF. Hier dimanche 7 mars dans l'émission Grand Jury de la RFM, Abdoulaye Sow a fait savoir que le Sénégal ne pouvait gagner cette élection du fait du manque de soutiens de certaines puissances fédérales et opte pour une union du football africain.

L 'élection pour la présidence de la CAF prévue le 12 mars prochain est désormais qu'une formalité. Les quatre candidats ont entériné avant-hier à Nouakchott en Mauritanie le «protocole de Rabat». Un accord piloté par la FIFA et qui fait Patrice Motsepe, président de la CAF, Augustin Senghor 1er vice-président, Ahmed Yahya 2ème vice-président et enfin Jacques Anouma conseiller spécial. Invité à l'émission Grand Jury de la RFM hier, dimanche 7 mars, Abdoulaye Sow explique les raisons du désistement d'Augustin Senghor à la candidature.

Pour le 2ème vice-président à la FSF, le Sénégal ne bénéficie pas de soutiens de taille de certains pays et donc ne peut gagner cette élection. «Nous avons analysé objectivement les choses. Au départ, nous avons voulu que la candidature soit une candidature de rassemblement ; qu'elle ne divise pas l'Afrique, mais qu'elle tende à unir les forces africaines. Nous constatons que la FIFA avait déjà son dévolu. Nous constatons que l'une des principales puissances du football le Maroc n'était pas forcement avec nous, l'Egypte autre puissance n'était pas forcement avec nous. Il n'y a pas lieu d'aller à Canossa. Aller dans un combat dont nous étions certains que oui on pouvait avoir une posture honorable mais avec les forces en présences nous ne pouvions pas gagner», se justifie M. Sow.

Mieux, il soutient que le choix d'Augustin Senghor de renoncer à sa candidature va offrir au Sénégal beaucoup de garanties au niveau continental et mondial. «Dans l'histoire de notre pays, nous n'avons jamais eu un Sénégalais à ce niveau. C'est la première posture. La deuxième c'est des relations apaisées avec les instances qui gouvernent le football. Combien de fois des arbitres nous ont sanctionné ici par nos postures au niveau de la CAF ? Il ne faudrait pas que ça perdure. Il faudrait que nous soyons réalistes. Que nous puissions taire nos petites ambitions personnelles au profit de l'intérêt du pays», soutient le président de la LFA.

Egalement dans ce cadre du développement du football local, Abdoulaye Sow a estimé que la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération Sénégalaise de Football (Fsf) dont l'élection est prévue en août prochain, devra travailler sur des programmes afin de bénéficier auprès de la CAF sous les auspices d'Augustin Senghor qui dit-il à des relations apaisées avec la FIFA, de plus de soutiens.

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