Congo-Kinshasa: Il était temps !

Un dépotoir. Voilà ce qu'étaient devenus, de l'avis de plusieurs observateurs, les services désorganisés de la communication de la Présidence de la République. D'un côté, la presse présidentielle dont le rôle n'était clairement pas défini, et qui gérait les journalistes de façon boiteuse.

De l'autre, la fameuse direction de la communication. Oui oui, celle qui a accouché récemment le torchon tirant à boulets rouges sur les Evêques catholiques. Cette poche du Cabinet du chef de l'Etat a accumulé plusieurs bourdes au cours de ces derniers mois. A côté, il y a les porte-paroles du président de la République. Le chevronné de la presse, Kasongo Mwema Yamba Yamba et son adjointe Tina Salama ont, eux aussi, été présents à leur façon, de par leur communication essentiellement caractérisée par la lecture des Ordonnances présidentielles et des tweets parant les attaques en destination de la Présidence de la République. Voilà, chacun a ou plutôt avait sa place à la vaste table du président, et pour continuer à justifier les colossaux moyens mis à leur disposition, il fallait à tout prix communiquer... peu importe le moment, ou la manière.

Ce désordre, le président Tshisekedi n'en pouvait plus visiblement. Il a fait appel à un «international» enfant du pays, les locaux ayant montrés leur limites. Erick Nyindu est le nouveau visage de la cellule de communication de la Présidence de la République, fruit de la fusion de deux anciens services. Son parcours prouve à suffisance qu'il maîtrise son domaine, et bien entendu tout le monde espère qu'il apportera du neuf dans la Com. de Fatshi.

Fini donc les lignes crasseuses rédigées sur fond d'humeurs et de couleurs politiques ! Les salles d'attentes du Palais de la Nation ont de nombreuses fois hébergé, durant de longues heures, des journalistes sans tenir compte du temps, et parfois pour des communications qui ne valaient pas le déplacement. En effet, il fallait un professionnel, mais aussi un technocrate pour gérer de façon efficiente la communication de la plus importante Institution du pays.

Il faut qu'il en soit de même pour les autres Institutions, ainsi que les ministères où la communication est dirigée par le neveu ou la cousine du chef, malgré leurs excellentes études en gastronomie et maintenance des réseaux.

L'image d'une personnalité politique repose essentiellement sur sa communication. «Un DirCom n'est pas un démocrate», a écrit Frédéric Fougerat.

Plus de: La Prospérité

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