Afrique: Forum régional africain sur le développement durable - La République du Congo portée à la présidence pour une année

Après quatre jours de sessions virtuelles, les travaux de la septième session du Forum régional africain pour le développement durable (FRADD) ont été clos au Centre international de conférence de Kintélé.

Placée sous le parrainage du président de la République du Congo, Denis Sassou N'Guesso, la septième session du FRADD s'est tenue sur le thème « Mieux construire l'avenir : vers une Afrique résiliente et verte pour la réalisation du programme 2030 et de l'agenda 2063 ».

Clôturant les travaux, la présidente entrante du bureau de la septième session du FRADD, la ministre du Tourisme et de l'Environnement du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a reconnu les efforts fournis. « Nous avons été en mesure de couvrir un large éventail de questions allant de l'action transformatrice de l'investissement pour mieux construire l'avenir, aux bienfaits de la science, de la technologie et de l'innovation en passant par les besoins en données et en statistiques afin de réaliser la décennie d'action en Afrique », a-t-elle indiqué.

Arlette Soudan-Nonault a rappelé que le Congo a été le premier pays à instaurer une journée de l'arbre, cela bien avant la prise de conscience par la communauté internationale de la nécessité vitale de préserver l'environnement. Depuis 1986, le 6 novembre de chaque année, les Congolais sont appelés à planter un arbre d'essence forestière ou fruitière et cela dans le but de préserver l'environnement, car l'arbre si cher à cette grande dame que fut Wangari Maathai procure des revenus, l'arbre protège le cadre de vie, produit des médicaments, des aliments et bien d'autres biens et services. « C'est là le bien-fondé de la compensation carbone qui nous permet d'atténuer les effets de nos émissions de CO², et tout le sens de la création, à terme de milliers d'emplois verts pour lutter contre la déforestation », a-t-elle expliqué.

Le Congo sera le porte-parole de l'Afrique à la COP26

Quant au rôle que jouera dorénavant le Congo, celui d'assurer la présidence du bureau du septième FRADD, le chef de l'État a promis de prendre toute la mesure de la charge qui incombe à son pays. Le président de la République, chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, dans son allocution d'ouverture lue par, le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l'État, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa, l'a reconnu : « Le Congo ne ménagera aucun effort pour exprimer la voix de l'Afrique quant aux progrès réalisés par le continent en matière d'objectifs de développement durable au prochain forum politique de haut niveau pour le développement durable qui se tiendra à New-York au mois de juillet. »

L'objectif de cette septième session du FRADD qui se tient cette année dans des conditions inédites est de faire progresser la mise en œuvre intégrer du Programme 2030 et l'Agenda 2063 qui se renforcent mutuellement. C'est donc une plateforme multipartite pour le suivi et l'examen des progrès et des défis dans la réalisation de ces deux programmes, a-t-il poursuivi. « Et je puis dores et déjà vous rassurer que le Congo sera également le porte-parole de l'Afrique à la vingt-sixième conférence annuelle de l'Organisation des Nations unies sur le climat, la COP26, qui aura lieu à Glasgow en Ecosse au mois de novembre de cette année. »

Si le président sortant de la sixième session du Forum, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale du Zimbabwe, le Pr Paul Mavima, a dressé le bilan de ce qui a été fait courant sa mandature marquée par la pandémie de la Covid-19, la secrétaire générale adjointe de l'Organisation des Nations unies et secrétaire exécutive de la commission économique pour l'Afrique, madame Vera Songwe, est revenu sur le motif réel de cette septième session. Ils se sont réunis à Brazzaville sous la bannière de « Mieux construire l'avenir » ; et cela exige de ne pas accepter un simple retour au statu quo, a-t-elle fait savoir.

« Nous devons redéfinir nos modèles de développement pour mieux rebondir. Il faut pour cela une relance verte de nos économies, axée sur une prise de conscience de la véritable valeur de notre capital naturel. Le fleuve Congo qui sépare deux capitales, mais qui unit les peuples riverains, nous permet de prendre conscience de l'immense richesse et du grand potentiel de notre environnement, mais aussi de sa fragilité. Le bassin du Congo et ses tourbières sont parmi les plus grands puits de carbones de notre planète, et représentent une chance pour l'Afrique et pour le monde », a souligné madame Vera Songwe.

Rappelons qu'en marge de cette septième session, une conférence de presse a été animée par les ministres présents ainsi que la secrétaire générale adjointe de l'Organisation des Nations unies et secrétaire exécutive de la commission économique pour l'Afrique. Au cours de celle-ci, ils ont abordé la signature du mémorandum d'entente relatif à la création du Centre africain de recherche sur l'intelligence artificielle (CARIA) au sein de l'université Denis-Sassou- N'Guesso.

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