Cameroun: Barbecues et foyers artisanaux - Les locaux tiennent bon

Vieilles jantes, bouteilles de gaz, chauffe-eau et autres matériels de récupération sont reconvertis en ces équipements de cuisines très prisés par les ménagères.

Pour ceux qui aiment faire des grillades et ne possèdent pas un grill, l'endroit est tout indiqué pour en acquérir. Il s'agit de la « maison du barbecue » située au lieu-dit montée Kondengui à Yaoundé. L'on y trouve une cinquantaine de barbecues exposés. Il y en a de toutes les sortes et de toutes les formes. L'on peut aisément braiser du poisson, griller du poulet ou faire du soya. En dehors de ces barbecues, l'on trouve aussi des foyers à charbon améliorés, réchauds à charbon et des fumoirs. Les accessoires accompagnant ces fours comme des grillages et broches à enfiler de la viande, sont aussi proposés. Le couple Kamdem, propriétaire de ce local, récupère de la ferraille un peu partout qu'il transforme en rôtissoires, fours et autres barbecues.

D'après Luc Kamdem, ce sont des objets comme de vielles jantes, barils, chauffe-eau, tambours de machine à laver, bouteilles de gaz et autres qu'il utilise pour la fabrication. Il faut aussi y associer des barres de fer ou d'aluminium. Pendant que Luc Kamdem s'occupe à la production de ces objets, son épouse Alice Kamdem se charge de les peindre en gris ou en noir. « C'est pour joindre les deux bouts que je fabrique ces objets, les fins de mois sont assez difficiles », explique Luc Kamdem, soudeur de formation. Le couple dit vendre une douzaine de barbecues par semaine. A l'approche des fêtes de fin d'année, ils écoulent une bonne trentaine de fourneaux par semaine, à des prix variant entre 7 000 et 18000 F.

Un autre qui tire profit de cette activité, c'est Henri Alima. Il tient son comptoir au marché Mokolo à Yaoundé comme trois autres de ses collègues. Selon lui, l'activité rapporte pas mal d'argent. C'est même devenu une affaire familiale, puisqu'il travaille avec ses deux frères. Jean-Claude Alima, l'aide à la fabrication et à la commercialisation, tandis que Yves Alima, garagiste au quartier Mvog-Ada se charge de trouver la matière première, notamment les jantes de véhicules. Il fouine même dans les poubelles pour trouver d'autres matériels. Pour multiplier les chances de ventes, Jean-Claude sillonne le marché en général avec deux pièces de modèles différents qu'il propose aux clients.

Les fours à fumer les aliments constituent aussi un bon investissement et trouvent facilement preneurs. La semaine dernière par exemple, ils ont vendu quatre grands fours à 20 000 F la pièce. Dans son hangar au quartier Essos, Nicolas Mveng produit exclusivement les barbecues à l'aide de vieilles jantes, plus facile à trouver, selon lui. Il a recruté deux agents commerciaux qui sillonnent la ville à la recherche de clients.

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