Afrique: Le Nigeria et le Fonds mondial mettent en œuvre de nouvelles subventions pour la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme

Abuja — Le Nigeria et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme mettent en œuvre trois nouvelles subventions visant la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et la résilience et la durabilité des systèmes de santé.

Les nouvelles subventions, d'une valeur totalisant 900 millions de dollars US pour la période de mise en œuvre 2021-2023, dépassent de plus de 200 millions de dollars US les subventions de la période de mise en œuvre précédente (2018-2020). Les subventions ont été mises en œuvre aujourd'hui à l'occasion d'une cérémonie virtuelle à laquelle ont assisté Son Excellence Muhammadu Buhari, président de la République fédérale du Nigeria, Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial, la Dre Lucica Dutiu, directrice exécutive du Partenariat Halte à la tuberculose, Shannon Hader, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Kathleen FitzGibbon, cheffe de mission adjointe de l'ambassade des États-Unis au Nigeria et le Dr Osagie Ehanire, ministre de la Santé du Nigeria.

Les subventions seront mises en œuvre par l'Agence nationale de lutte contre le sida, Family Health International 360, le Programme national de lutte contre la tuberculose et la lèpre, le ministère de la Santé de l'État de Lagos, l'Institut de virologie humaine, le Programme national d'élimination du paludisme et les Services de secours catholiques. À ce jour, le partenariat du Fonds mondial a investi plus de 2,6 milliards de dollars US au Nigeria, grâce au soutien de donateurs et de partenaires techniques. Ces investissements ont conduit à l'expansion des services de santé partout au pays. En 2020 seulement, plus de 1,5 million de personnes ont bénéficié d'un traitement vital contre le VIH, et 138 500 autres d'un traitement contre la tuberculose. Les subventions ont également été investies, entre 2017 et 2020, dans la distribution de plus de 100 millions de moustiquaires, pour la prévention du paludisme, et dans la résilience et la durabilité des systèmes de santé.

Les investissements atteignent leurs cibles. La couverture des traitements vitaux anti-VIH est passée de 57 % en 2017 à plus de 80 % en 2020. Les signalements de cas de tuberculose ont enregistré des augmentations sensibles en 2019 et en 2020, soit 13 % et 30 %, respectivement. Les décès dus au paludisme ont diminué de 32 % entre 2014 et 2019.

Le Nigeria est l'un des pays les plus lourdement touchés par le VIH, la tuberculose et le paludisme. Il est le pays le plus touché par paludisme, avec environ 61 millions de cas de paludisme déclarés chaque année. Le pays se classe au second rang pour le VIH en Afrique subsaharienne, avec 1,8 million de personnes infectées. Enfin, le Nigeria compte le plus grand nombre de cas de tuberculose en Afrique, avec 440 000 cas signalés chaque année.

« Mon gouvernement s'est engagé à majorer les budgets nationaux dans le but d'assurer une couverture sanitaire universelle à tous les citoyens du Nigeria. À cette fin, nous continuons de provisionner notre Fonds pour les soins de santé de base par le truchement de ponctions obligatoires à même notre budget annuel. De plus, nous élargissons la couverture des programmes d'assurance-maladie sociale dans tout le pays. Je suis heureux d'annoncer que nous sommes en voie de remplir nos obligations de cofinancement envers le Fonds mondial pour ce nouveau cycle de financement. Nous continuerons de placer le développement du capital humain au centre de notre programme de développement », a déclaré Muhammadu Buhari, président de la République fédérale du Nigeria.

« Ces nouveaux investissements accéléreront les progrès dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et dans le renforcement des systèmes de santé au Nigeria, affirme Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial. Nos succès dans la lutte contre ces maladies au Nigeria se répercuteront sur l'éradication de ces maladies en tant que menaces pour la santé publique dans le monde entier. Nous devons unir nos efforts pour maximiser nos succès au Nigeria. »

« Le Nigeria est un pays qui nous tient à cœur, et qui est au cœur de nos préoccupations - non seulement parce qu'il est l'un des plus lourdement touchés par la tuberculose, mais aussi parce que nous croyons que le Nigeria peut devenir un modèle en matière de lutte contre la tuberculose en Afrique. La volonté politique aux plus hauts échelons du gouvernement, la vision, l'ambition et le travail acharné du Programme national de lutte contre la tuberculose, des partenaires, des communautés et de la société civile, ainsi que cette subvention du Fonds mondial sont les éléments essentiels qui permettront d'atteindre, d'ici la fin de 2022, les cibles sur la tuberculose établies lors de la Réunion de haut niveau des Nations Unies. Nous sommes fortement encouragés par le fait que le Nigeria compte parmi les rares pays lourdement touchés par la tuberculose où le nombre de personnes diagnostiquées et traitées pour la tuberculose pendant la pandémie de COVID-19 n'a pas diminué, mais légèrement augmenté. Par conséquent, nous nous tenons prêts à appuyer davantage le pays et l'équipe du ministère de la Santé pour dépister et traiter toutes les personnes atteintes de tuberculose et mettre fin à cette maladie transmissible par voie aérienne d'ici 2030 », a déclaré la Dre Lucica Dutiu, directrice exécutive du Partenariat Halte à la tuberculose.

« Le Nigeria a fait d'énormes progrès dans sa riposte au VIH/sida - réalisant même des pas de géant à des moments critiques, même en ces temps difficiles. Par exemple, le Nigeria a enregistré sa plus forte augmentation du nombre de traitements contre le VIH au cours de l'année de la pandémie de COVID-19, mettant près de 300 000 personnes séropositives sous traitement en 2020. Ces chiffres témoignent d'un véritable leadership et d'un engagement ferme, tant à l'échelle nationale et que dans les États. Les nouvelles subventions multiplieront encore les services de traitement et de prévention pour les personnes qui en ont le plus besoin : les enfants vivant avec le VIH, les jeunes femmes et les filles et les autres groupes touchés de manière disproportionnée par le VIH, comme les hommes homosexuels et les travailleurs et travailleuses du sexe », a déclaré Shannon Hader, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA.

« Nous sommes tout près d'endiguer l'épidémie de VIH/sida grâce aux efforts conjoints du ministère de la Santé, des organismes de lutte contre le sida du pays et des États, des gouverneurs des États, du Fonds mondial et du Plan d'urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR). Nous nous attendons à ce que les ressources de ces intervenants soient coordonnées à l'échelle nationale en vue d'accélérer l'endiguement de l'épidémie et d'asseoir le soutien des patients en traitement sur des bases solides », a déclaré Kathleen FitzGibbon, cheffe de mission adjointe de l'ambassade des États-Unis au Nigeria.

Entre autres objectifs, la nouvelle subvention vise à aider le Nigeria à atteindre plus rapidement les cibles 90-90-90 de traitement du VIH de l'ONUSIDA, soit : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique ; 90 % de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral ; 90 % des personnes sous traitement antirétroviral ont une charge virale supprimée. Les nouvelles subventions viseront également à élargir le dépistage et le traitement de la tuberculose. En outre, des fonds seront investis dans une distribution accrue de moustiquaires au Nigeria, l'intensification de la campagne saisonnière de chimioprévention du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans dans les États du Sahel et l'expansion de l'accès aux services de lutte contre le paludisme dans les communautés difficiles à atteindre du Nigeria.

Ces subventions sont d'une importance capitale, à l'heure où le Nigeria tente d'orchestrer une riposte à la pandémie de COVID-19 tout en conservant ses acquis et en gagnant encore plus de terrain dans sa lutte contre le VIH et le paludisme.

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