Cote d'Ivoire: Lutte contre le blanchiment de capitaux / Vagondo Diomandé, ministre de la Sécurité - « Nous devons adapter nos réponses »

En partenariat avec la Coopération Allemande au Développement (GIZ), le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) organise, du 22 au 26 mars 2021, à Abidjan, un atelier régional de renforcement des capacités des enquêteurs et des procureurs sur les enquêtes financières.

A l'ouverture de cet atelier, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a rappelé que le blanchiment des capitaux affecte considérablement nos économies en réduisant les recettes fiscales et donc, l'investissement public et la croissance.

« Le blanchiment de capitaux menace notre sécurité. L'argent sale issu de ces flux illégaux alimente les trafics de toutes sortes. Il contribue à financer le terrorisme et à complexifier les circuits d'achats d'armes et de plusieurs produits qui menacent nos populations. Nous devons donc nous mobiliser avec une totale énergie pour réduire les acteurs du blanchiment de capitaux dans notre sous-région. C'est un devoir et il y va du développement et de la sécurité dans notre sous-région. La tâche devient plus ardue parce que l'évolution exponentielle des TICs et les mutations perpétuelles de notre société offrent, malheureusement, plus d'opportunités aux malfaiteurs.

En exploitant les innovations technologiques et les fragilités de notre jeunesse, ils parviennent à déployer de nouveaux mécanismes pour passer entre les mailles de nos filets. En conséquence, nous devons adapter nos réponses pour les rendre plus efficaces. Nous devons tenir compte des changements dans la façon d'opérer de nos adversaires pour proposer de nouvelles techniques, de nouveaux textes et de nouveaux outils pour de meilleures enquêtes. C'est tout l'intérêt de cet atelier qui renforce vos capacités, ce qui vous permettra, sans aucun doute, d'explorer de nouvelles pistes, de nouvelles méthodes pour plus d'efficacité » a-t-il dit.

Avant d'indiquer que la Côte d'Ivoire attend avec confiance la mission d'évaluation de son dispositif de Lutte contre le Blanchiment de capitaux et de Financement du Terrorisme par les experts évaluateurs du Fonds Monétaire International prévue pour septembre 2021.

Le directeur général du GIABA, Kimelabalou Aba, a souhaité qu'à l'issue de cette formation, les séminaristes soient en mesure de détecter, prévenir et endiguer les crimes économiques et financiers dans la région, ce qui aura pour corollaire un accroissement du nombre d'enquêtes, de jugements, de condamnations des affaires de BC/FT et de confiscation des avoirs criminels dans la région.

Le Correspondant National du GIABA, Idrissa Touré, a noté que les autorités d'enquêtes et de poursuites pénales doivent être suffisamment outillées pour traiter avec beaucoup plus d'efficacité, les dossiers dont elles sont saisies. «La multiplication des enquêtes, des condamnations ainsi que des saisies et gels des avoirs illicites pourrait constituer des armes capables de freiner, voire de décourager l'action des criminels pour rendre effective la bonne gouvernance et assurer le développement durable » a-t-il soutenu.

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