Afrique: Allocution du Directeur général de l'OMS à l'occasion de la présentation du premier Rapport mondial des Nations Unies sur l'âgisme

Mesdames et messieurs les invités, chers collègues et amis,

Bonjour, bon après-midi ou bonsoir, et merci à tous de vous joindre à nous pour la présentation de ce rapport très important.

Je suis désolé de ne pas avoir pu être avec vous tout au long de la journée, mais je suis heureux de prononcer le mot de la fin.

À l'approche de son centième anniversaire, le capitaine Tom Moore avait décidé de récolter 1000 livres sterling (GBP) pour le National Health Service du Royaume-Uni en faisant 100 fois le tour de son jardin.

Il a finalement recueilli plus de 30 millions GBP, ce qui lui a valu d'être anobli.

Je tiens à remercier Benjie, le petit-fils du capitaine Tom, et sa mère Hannah, de participer à notre réunion aujourd'hui. J'ai eu l'honneur de m'entretenir en ligne avec le capitaine Tom l'année dernière. Je suis vraiment triste qu'il soit décédé - c'est une grande perte pour vous et pour nous également - mais je sais que vous êtes aussi très fiers, à juste titre, de qui il était. Nous sommes aussi très fiers de lui.

Et je tiens à remercier toutes les autres personnes qui se sont jointes à nous aujourd'hui.

Pour moi, le capitaine Sir Tom est la preuve éclatante que, si les personnes âgées sont parmi les plus vulnérables face à la COVID-19, elles contribuent de façon extraordinaire à notre société.

Mais dans certains discours publics, un argumentaire dangereux s'est installé, selon lequel toutes les personnes âgées sont fragiles, vulnérables et inutiles et « elles seraient mortes de toute façon ». C'est faux.

Inversement, les jeunes ont parfois été vilipendés pour avoir propagé le virus de façon imprudente et irresponsable parce qu'ils sont censés être invincibles.

Ces argumentaires sont la dernière manifestation d'un problème ancien : l'âgisme.

Les stéréotypes, les préjugés et la discrimination fondés sur l'âge ne sont pas nouveaux.

La COVID-19 a montré à quel point l'âgisme était répandu dans notre société.

L'âgisme existe au sein de nos institutions et de nos relations, et en nous-mêmes. Il est si insidieux et socialement acceptable qu'il est rarement contesté.

Mais notre âge ne nous définit pas, pas plus que notre sexe, notre race et nos capacités.

L'âgisme est associé à un décès prématuré et à une moins bonne santé physique et mentale, notamment à la dépression.

Il peut également ralentir le rétablissement après un handicap, et peut pousser les personnes qui en sont victimes à adopter un régime alimentaire malsain et à fumer, et diminuer la qualité de vie.

Les effets négatifs de l'âgisme sur la santé et le bien-être sont visibles partout dans le monde.

Il est heureusement possible de lutter contre l'âgisme. Le rapport que nous présentons aujourd'hui propose des stratégies à la fois applicables et abordables.

Nous appelons tous les pays à poursuivre le dialogue qui a commencé aujourd'hui, à investir dans ces stratégies fondées sur des données factuelles, et à améliorer les données pour en apprendre davantage sur la façon de combattre l'âgisme.

La pandémie nous a appris une chose : la vie et la santé sont précieuses, et les personnes, quel que soit leur âge, ont de la valeur.

Je remercie toutes les personnes qui ont participé à l'élaboration de ce rapport, en particulier au HCDH, à l'UNFPA et au DESA, ainsi que mes merveilleux collègues de l'OMS. J'espère que ce rapport sera une ressource précieuse alors que nous collaborons pour que, partout dans le monde, les personnes de tous âges soient valorisées - non seulement pour ce qu'elles peuvent faire, mais aussi pour ce qu'elles sont.

Je vous remercie.

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