Cote d'Ivoire: Lutte contre la traite des enfants - 21 enfants burkinabés interceptés et rapatriés

Ils allaient travailler dans une mine clandestine

Un exemple de coopération transfrontalière. Vingt-et-un enfants de nationalité burkinabè seront rapatriés aujourd'hui dans leur pays d'origine. Avant leur départ ces enfants ont reçu hier, au centre de transitde l'Ong Côte d'Ivoire Prospérité, à Abobo N'Dotré, la visite de la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, Pr Ramata LyBakayoko, « venue s'assurer de la bonne organisation du départ des enfants qui seront remis au ministère en charge de la Protection de l'Enfant du Burkina Fasoqui va s'occuper de la réunification familiale ».

Elle avait à ses côtés des membres du cabinet de la Première DameDominique Ouattara, le consul du Burkina Faso et quelques collaborateurs. Mme Bakayoko est revenue sur l'histoire d'interception de ces petits. « Dans la journée du 06 février 2021, nous avons été informés, par la sous-direction en charge de la Lutte contre la Traite et le Travail des Enfants et la Délinquance juvénile de la Police criminelle,de l'interception de 21 enfants de nationalité burkinabè, de sexe masculin, âgé de 12 à 18 ans.Les enfants étaient dans un véhicule de transport en provenance de Korhogo et en partance pour Aboisso, où ils étaient destinés à une exploitation dans une mine artisanale », a-t-elle entamé.

Poursuivant pour dire que sous l'autorité de la première dame, présidente du Comité National de Surveillance des Actions de Lutte contre le Travail, la Traite et l'Exploitation des Enfants, la prise en charge des victimes a été organisée. « Ils ont été placés dans un établissement de protection de remplacement, en occurrence, le centre de transit de l'Ong Côte d'Ivoire Prospérité où ils bénéficient d'une prise en charge totale comprenant l'alimentation, les soins médicaux, l'encadrement psychologique, et ce, depuis un mois et demi », a-t-elle détaillé.

Un séjour qui permet à la Direction de la Protection de l'Enfant d'organiser l'écoute des 21 enfants. Selon la ministre, durant ces audiences les enfants ont révélé qu'ils ont déjà travaillé dans une mine clandestine traditionnelle à Korhogo et étaient en partance pour une autre mine à Aboisso. « Les enfants ont exprimé le vœu de retourner en famille dans leur pays d'origine pour sortir de la spirale d'exploitation dont ils sont victimes depuis leur arrivée en Côte d'Ivoire », a confié Mme Bakayoko Ly Ramata.

Ainsi donc, l'accord de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants, a permis de faire la recherche parentaleen collaboration avec l'ambassade du Burkina Faso et le ministère en charge de la Protection des enfantsdu Faso.

« C'est dans ce cadre que le rapatriement sécurisé des enfants au Burkina Faso est prévu pour demain vendredi 24 mars 2021 (ndlr aujourd'hui). En effet, les enfants seront accompagnés par une équipe composée d'un travailleur social du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, un chargé du social et un attaché de défense de l'ambassade du Burkina Faso en Côte d'Ivoire », a-t-elle indiqué.

Terminant, Pr Ramata Ly-Bakayoko a remercié le directeur général de la police qui a remis un laisser passer spécial pour faciliter le voyage des enfants. Elle a salué le professionnalisme de la police criminelle et du tribunal d'Aboisso pour avoir arrêté les trafiquants au nombre de quatre.Sous le leadership de la première dame, la Côte d'Ivoire, a-t-elle assuré, mène une lutte acharnée contre la traite et l'exploitation des enfants aussi bien au niveau national que transfrontalier.

Nana Benjamin, Le Consul général du Burkina-Faso en Côte d'Ivoire, a remercié les autorités ivoiriennes pour leur collaboration dans le cadre de la protection de l'enfant. Au nom de la première dame, Amani Michel a lui aussi dit sa satisfaction à l'endroit de la police et du ministère mais également de la collaboration entre la Côte d'Ivoire et Burkina-Faso en matière de lutte contre la traite des enfants.

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