Guinée: Q&R - Les centres de traitement de la Covid-19 sont débordés en Guinée

26 Mars 2021
interview

Au 26 mars 2021, la Guinée totalise officiellement 19 232 cas confirmés de COVID-19 pour 113 décès. Mais, le nombre de malades qui affluent dans les centres de traitement dédiés a connu ces derniers temps une forte augmentation.

Cette situation préoccupe les autorités surtout quand on sait que le pays fait face, depuis le 14 février 2021, à une autre épidémie d'Ebola.

SciDev.Net a eu un entretien avec le ministre de la Santé et de l'hygiène publique, Rémy Lamah qui analyse cette nouvelle vague de contamination.

La Guinée fait face à une flambée de cas de COVID-19. Ce qui explique un débordement dans les centres de traitement épidémiologique (CTEP). A ce jour, le pays comptabilise plus de mille cas dans ces structures. Cette nouvelle vague est-elle liée aux variants anglais ou sud-africains du virus ?

Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire avec certitude si oui ou non nous avons affaire à cette nouvelle variante. Mais qu'à cela ne tienne, il y a de cela trois semaines, si mes souvenirs sont bons, on avait envoyé des échantillons à l'Institut Pasteur de Dakar au Sénégal pour se rassurer mais les premiers résultats se sont révélés négatifs. Mais nous continuons à faire des investigations et très bientôt nous allons avoir des appareils pour pouvoir isoler ces nouvelles formes du virus.

Mais est-ce que vous n'êtes pas en retard par rapport aux autres pays ? Et qu'est-ce qui explique ce rebondissement ?

Non ! Nous ne sommes pas en retard. Il y a eu des prélèvements qui ont été faits et envoyés à l'Institut Pasteur de Dakar pour pouvoir confirmer ou infirmer la présence de ces nouvelles variantes. Mais après analyse, les résultats se sont révélés négatifs. Mais vous constatez avec moi qu'il y a eu un relâchement total dans le respect des mesures qui ont été prises. On avait interdit des manifestations...

Vous êtes le ministre de la Santé, la première autorité engagée dans la lutte contre cette pandémie. Et vous constatez ce relâchement. N'est-ce pas un aveu d'impuissance ?

Ce n'est pas un aveu de faiblesse. Nous donnons des conseils appropriés par rapport aux mesures préventives. Raison pour laquelle récemment, en réunion avec le comité interministériel de riposte, le Premier ministre a instruit le ministre de la Sécurité et celui de l'Administration du territoire de veiller au strict respect de ces mesures.

Au niveau par exemple de nos communes nous assistons à des cérémonies de mariages, les boîtes de nuit continuent à être ouvertes à des heures indues et ce sont des endroits où se font des regroupements. Il est question que les forces de sécurité veillent à ce que ces lieux soient fermés pour tout le monde. Ce sont des lieux de transmission de ces virus. Vous êtes de la communication, nous de la santé, des administrateurs territoriaux... Chacun à un rôle à jouer par rapport au respect de ces mesures édictées par les services de santé.

Est-ce que vous confirmez l'information selon laquelle les capacités des centres de traitements épidémiologiques sont débordées ?

Exactement. Aujourd'hui on a un problème de capacité d'accueils au niveau des centres de traitements épidémiologiques. Quand je prends celui de Gbessia il est presque plein. L'Agence nationale de sécurité sanitaire a été obligée d'ouvrir le centre de Sonfonia qui a une capacité de deux cents lits.

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