Centrafrique: Faustin Archange Touadéra privilégie le dialogue

Président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra

Le chef de l'Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a été investi le 30 mars pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Centrafrique. Une investiture que les autorités ont voulu « digne et sobre ».

« Aujourd'hui, je viens vous annoncer que je lancerai dans les plus prochains jours, de vastes concertations nationales en vue d'aboutir à une décrispation de la crise sécuritaire préoccupante de notre pays », a déclaré, le chef de l'Etat centrafricain.

L'investiture du président centrafricain placée sous le signe du dialogue républicain entre les acteurs politiques s'est déroulée en présence du président burundais, Évariste Ndayishimiye, des Premiers ministres du Gabon, Rose Christiane Ossouka Raponda et du Cameroun, Joseph Dion Ngute. L'Angola, le Congo, le Tchad et la Guinée équatoriale ont été représentés par leurs ministres des Affaires étrangères, la RDC par le président de l'Assemblée nationale.

Pour ce qui est des personnalités politiques nationales, la principale coalition de l'opposition a en revanche fait savoir la veille qu'elle n'enverrait aucun représentant. « Car nous ne reconnaissons pas la légitimité de cette réélection », a déclaré Nicolas Tiangaye, son porte-parole.

Engagée militairement aux côtés de la Centrafrique, la Russie a été représentée par son ambassadeur. Cependant, l'ambassade a fait savoir que son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a téléphoné au chef de l'État réélu pour le féliciter. Côté français, en revanche, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne a fait le déplacement pour marquer, a-t-il dit, ce « moment important » et « l'engagement de la France dans le pays ».

Réélu avec 53,16 % des voix et une participation de 35,25 % pour un nouveau mandat de cinq ans, le président Touadéra doit faire face à des groupes armés et aux attentes sociales.

Rappelons qu'en janvier, la Cour constitutionnelle centrafricaine a validé la réélection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence de la Centrafrique. A cette occasion, le chef de l'État avait appelé à la réconciliation nationale et déclaré tendre la main à l'opposition démocratique. Il avait aussi condamné l'offensive rebelle, déclenchée huit jours avant la présidentielle pour perturber le scrutin.

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