Centrafrique: Faustin Archange Touadera prête serment à Bangui

Président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra

Une investiture placée sous le signe du dialogue républicain entre les acteurs politiques. Mais, certains opposants sont interdits de sortie du territoire.

L'investiture de Faustin Archange Touadera pour un nouveau mandat survient alors que plusieurs leaders politiques et candidats à l'élection présidentielle du 27 décembre dernier sont interdits de sortie du territoire.

Une interdiction qui vise Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé ou encore Abdou-Karim Meckassoua.

Mais, alors que le pouvoir se durcit, Faustin Archange Touadera appelle à un dialogue républicain.

"Aujourd'hui, je viens vous annoncer que je lancerai dans les plus prochains jours, de vastes concertations nationales en vue d'aboutir à une crise décrispation de la crise sécuritaire préoccupante de notre pays"

Une offre rejetée par l'opposition démocratique qui affiche sa volonté de boycotter l'investiture.

"Nous contestons la légitimité de Touadera. Touadera n'est pas le président des Centrafricains. Il y a 1.858.000 Centrafricains qui constituent le corps électoral. Malgré les tricheries, les falsifications, il y a 300.000 personnes prétendument qui auraient voté pour Touadera. Si on fait le calcul c'est 17%, mais si on pousse loin, c'est -17% donc, il n'a aucune légitimité d'abord pour être président de la République Centrafricaine et encore moins pour convoquer les centrafricains à un quelconque dialogue dit républicain. Dès l'instant que nous contestons sa légitimité, que nous ne le reconnaissons pas comme président de la RCA, nous ne voyons pas comment sans nous contredire, participer à son investiture. Nous n'irons pas", dit Me Nicolas Tiangaye, porte-parole de la COD-2020.

L'attente des populations

Face à cette crise entre pouvoir et opposition, les Centrafricains attendent par contre la résolution de leurs problèmes quotidiens, en témoignent ces propos recueillis à Bangui.

"Nous centrafricains, nous voulons l'amélioration de notre quotidien, les troubles et la division, ce que nous observons, nous ne voulons plus désormais"

"Qu'il déploie ses efforts pour que la paix revienne au pays, qu'il contribue efficacement au rétablissement des institutions et veille sur l'éducation parce que l'éducation est le fondement d'une nation "

"On veut la paix, la sécurité et aussi on veut un dialogue inclusif en Centrafrique"

En attendant une issue au blocage au niveau politique interne, l'un des défis de Bangui est de faire participer les chefs d'Etat de la sous-région à l'investiture du président réélu.

Plus de: DW

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