Afrique: Seychelles - la Banque mondiale accompagne la réforme du système de protection sociale

communiqué de presse

Washington — La Banque mondiale a approuvé un financement de 30 millions de dollars en faveur des Seychelles, afin de soutenir l'action menée par les autorités en vue de renforcer l'efficacité des dispositifs de protection sociale.

« Ce financement contribuera à l'adaptation du système de protection sociale aux défis qui se posent au pays, notamment l'évolution démographique et la relance post-COVID, tout en mettant l'accent sur la lutte contre les multiples causes de la pauvreté et de l'exclusion », précise Erik von Uexkull, représentant de la Banque mondiale aux Seychelles.

Le système en vigueur dans le pays est généreux et étendu, mais fragmenté : il englobe pas moins de 30 dispositifs, depuis les pensions universelles et la sécurité sociale pour les pauvres jusqu'à des programmes ciblant les orphelins et les personnes handicapées. Ce constat a amené le gouvernement des Seychelles à demander l'aide de la Banque mondiale pour améliorer l'efficacité et la qualité du système de protection sociale.

« La Banque mondiale soutiendra les efforts du gouvernement pour améliorer le fonctionnement et l'efficacité des programmes existants sur la base des bonnes pratiques internationales, afin qu'un pourcentage plus élevé des dépenses sociales soit alloué aux personnes dans le besoin, explique Edmundo Murrugarra, économiste senior pour la protection sociale à la Banque mondiale et responsable du projet. Il est en effet nécessaire de renforcer le système, d'une part pour s'assurer qu'il alloue davantage de ressources aux 40 % de la population au bas de l'échelle des revenus et, d'autre part, pour le rendre plus efficace. »

Le pays a consacré près de 7 % de son PIB à la protection sociale en 2020, un pourcentage supérieur aux moyennes observées en Afrique subsaharienne, dans les petits États insulaires et dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, même en tenant compte des effets de la COVID-19.

« La structure actuelle du système de protection sociale a permis de réduire la pauvreté, ajoute Anita M. Schwarz, économiste principale à la Banque mondiale et coresponsable du projet. Néanmoins, elle doit être adaptée au nouveau contexte démographique, car les dépenses sociales actuelles sont très largement orientées vers la population âgée. » Ainsi, les personnes âgées représentent 9 % de la population, mais elles constituent 22 % du nombre total des bénéficiaires des programmes non contributifs et reçoivent jusqu'à 42 % de la totalité des prestations.

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