Congo-Kinshasa: Plus de 90.000 réfugiés centrafricains signalés dans le Nord de la RDC

Face à la situation humanitaire très préoccupante qui prévoit dans le Nord de la République Démocratique du Congo, avec l'arrivée de plus de 90.000 réfugiés centrafricains ayant fui les violences dans leur pays, des ambassadeurs des pays membres de l'Union européenne s'y sont rendus pour faire un état des lieux et échanger avec les responsables locaux.

Il s'agit des ambassadeurs de l'Union européenne (UE), de l'Espagne, du Portugal et de la République Tchèque, ainsi que des conseillers de l'ambassade de France. Ils ont visité le site de Modale situé près de Yakoma, dans le Nord-Ubangi, où plusieurs milliers de réfugiés seront relocalisés dans ce lieu plus sûr et éloigné des régions frontalières reculées et instables en RDC.

Ces réfugiés vivent sans abris, sans eau, sans nourriture et dans un environnement non assaini. C'est dans ce contexte que l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires se sont résolus à assainir le lieu à mettre en place des installations de distribution d'eau et d'accroître les infrastructures de santé et d'éducation.

«Malgré leurs ressources limitées, les communautés d'accueil font preuve d'une solidarité exemplaire envers les réfugiés. Les besoins continuent toutefois d'augmenter dans ces régions où les défis d'accès et les contraintes logistiques d'acheminement de l'aide sont importante », a déclaré Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de l'Union européenne en RDC, qui a conduit cette mission dans le cadre de l'Equipe Europe ou « Team Europe ».

Ces diplomates ont aussi assisté à la distribution d'assistance monétaire à des réfugiés centrafricains par le HCR afin qu'ils puissent répondre à leurs besoins les plus urgents.

Il sied de noter que jusqu'au week-end dernier, ces réfugiés étaient plus de 90.000 à avoir traversé la rivière, s'abritant dans les provinces congolaises du Nord- Ubangi, du Sud- Ubangi et du Bas- Uélé, selon des informations communiquées par le HCR à l'Agence Anadolu et à la Commission congolaise pour les réfugiés (CNR).

La première vague a commencé au réveillon du nouvel an, lorsqu'une coalition de groupes armés a annoncé son intention de marcher sur la capitale Bangui à 4 jours de l'élection présidentielle, remportée par Faustin Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016.

Les groupes armés sont entrés en action après l'invalidation de la candidature à l'élection présidentielle de François Bozizé, l'ancien président renversé en 2013.

Dans un communiqué publié le 15 janvier, le HCR s'inquiétait de l'afflux. Pour la seule journée du 13 janvier, 10.000 réfugiés centrafricains avaient traversé la frontière.

Le HCR et ses partenaires en RCA affirmaient avoir recueilli des informations sur les abus commis par les groupes armés, « y compris des violences sexuelles, des attaques contre les électeurs et des pillages ».

Plus de: Le Phare

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.