Congo-Kinshasa: Une étude révèle 17 cas d'avortements clandestins par heure

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La République démocratique du Congo enregistre 17 cas d'avortements clandestins par heure, selon une étude menée par l'école de santé publique en 2016. Une situation qui constitue un réel danger pour la femme et va à l'encontre du Protocole de Maputo signé par le pays et qui prône l'avortement sécurisé comme droit pour la femme.

A cet effet, afin qu'il puisse mener des plaidoyers pour la mise en œuvre de l'article 14 du Protocole de Maputo, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l'environnement (REMAPSEN), a tenu à attirer l'attention des professionnels des médias sur les conséquences de l'avortement clandestin, qui serait un grand danger pour la vie des femmes.

Cette journée d'information a été organisée ce mercredi 31 mars 2021 à Kinshasa, avec l'appui d'IPAS. L'initiative rentre dans le cadre de la célébration de la journée des droits de femmes.

Dans le même registre, les chevaliers de la plume et du micro de différentes catégories des médias de Kinshasa ont été sensibilisés sur les dangers que constituent l'avortement clandestin et la nécessité de promouvoir l'avortement sécurisé dans certaines circonstances, selon le Protocole de Maputo.

Dans la foulée, Docteur Rachel Yodi, expert en Planification familiale au Programme national de santé de la reproduction (PNSR) a axé sa présentation sur les normes, directives et soins complets sur l'avortement et la sécurité de la femme en RDC. Pour Docteur Yodi, l'avortement sécurisé suppose plusieurs conditions et des contextes précis car ce n'est pas toute femme qui le veut, qui peut en bénéficier. Selon le Protocole de Maputo, l'avortement sécurisé doit être effectué pour des cas d'inceste, de viol, d'agression sexuelle... mais aussi lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère ou la vie du fœtus.

Signalons qu'en RDC, selon l'enquête MICS-2018, 30% des cas de mortalité maternelle ont pour cause les avortements clandestins. Et à ce jour, le pays a seulement un taux de planification familiale de 18%. Des chiffres qui sont encore faibles et qui doivent être améliorées. Par ailleurs, pratiquer l'avortement sécurisé nécessite la mise en place de service d'avortement sans risque, des matériels et médicaments sécurisés. En outre, la femme doit être consentante et détenir toutes les informations sur ce traitement spécifique.

Dans leur rôle d'informateurs et des sensibilisateurs, les professionnels des médias ont été appelés à remettre cette question sur la table en produisant des émissions et articles sur les risques de l'avortement clandestin et l'importance de l'avortement sécurisé.

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