Togo: Le G8 craint pour le déclassement du pays de « réprimé » à « fermé » en matière d'espace civique

En atelier avec des responsables d'autres organisations de la société civile togolaise depuis hier mardi, les structures membres du G8 (Groupe des 8), à travers un communiqué final sanctionnant les travaux de ce séminaire ont émis leur vive préoccupation quant « au projet de modification du cadre juridique portant liberté d'association au Togo ».

« Le G8 et les participants voudraient exprimer leur gratitude au Gouvernement et à ses partenaires techniques et financiers qui accompagnent les activités des associations et organisations de la société civile au Togo. Toutefois les organisations présentes déplorent qu'il n'y ait pas eu de consultation inclusive globale des associations togolaises sur l'avant-projet de loi relative à la liberté d'association au Togo », pouvait-on lire dans le document.

Aussi indique-t-on, « cet avant-projet de loi relative à la liberté d'association au Togo bien qu'innovant comporte des articles qui compromettent la liberté d'association. Ces articles ne sont pas conformes aux textes internationaux et régionaux des droits de l'homme ratifiés par le Togo. Il intervient dans un contexte où le Togo, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Niger qui ont été déclassé en matière de l'espace civique de la catégorie « obstrué » à « réprimé » en 2020 dans le rapport de CIVICUS ».

Enfin, craint-il les effets de cette modification vu que « la modification de la loi 1901 dans d'autres pays africains comme le Burundi, la Mauritanie, l'Ethiopie et le Congo est vu comme réduisant les libertés civiques de la société civile africaine ». Cette modification au Togo ne risquerait-elle pas de déclasser le pays en matière d'espace civique de « réprimé » à « fermé » ?, c'est la grande question du G8 et ses partenaires. Lecture !

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