Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS à l'occasion de la Réunion de haut niveau visant à renforcer la résilience et la riposte de l'Afrique face à la maladie à virus Ebola et aux menaces sanitaires émergentes et résurgentes

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Votre Excellence Monsieur le Secrétaire Blinken,

Vos Excellences Monsieur le Ministre Longondo et Monsieur le Ministre Lamah,

Mes chers collègues Tshidi, John et Stanley,

Mesdames et Messieurs les invités, chers collègues et amis,

Bonjour, bon après-midi ou bonsoir à tous.

Je tiens à remercier les États-Unis et les CDC d'Afrique d'accueillir la réunion d'aujourd'hui ; je vous remercie également, Monsieur le Secrétaire Blinken, pour votre présence aujourd'hui, signe de votre engagement politique, et pour l'annonce de la généreuse contribution de 30 millions de dollars des États-Unis à la riposte au virus Ebola. Un grand merci pour votre rôle de chef de file.

Il est effarant de penser qu'il y a cinq ans seulement, nous étions pratiquement sans défense contre la maladie à virus Ebola.

Aujourd'hui, les vaccins nous permettent de la prévenir, et les traitements de la soigner.

Mais comme la COVID-19 le prouve, le seul fait de disposer de vaccins et de traitements ne signifie pas automatiquement que nous puissions endiguer les flambées épidémiques si ces outils ne sont pas accessibles.

C'est pourquoi l'année dernière, le Groupe international de coordination pour l'approvisionnement en vaccins, auquel participent la FICR, MSF, l'UNICEF et l'OMS, a annoncé la création d'un stock mondial de vaccins contre le virus Ebola, pour garantir à 23 pays africains à risque l'accès aux vaccins en temps voulu.

Des discussions similaires sont engagées pour la création de stocks de traitements et de produits de diagnostic.

Mais nous devons aller au-delà de la préparation et de la riposte aux flambées de maladie à virus Ebola, et faire tout ce que nous pouvons pour les prévenir.

Quarante-cinq ans après la première flambée de maladie à virus Ebola dont on ait fait état, nous continuons d'apprendre sur cette maladie.

L'apparition récente de cas en Guinée et en RDC étant liée aux liquides biologiques de survivants, l'OMS encourage vivement les pays touchés par le virus Ebola à mettre en œuvre des programmes nationaux de soins aux survivants, à soutenir ces derniers et à faire progresser notre compréhension de la latence à long terme du virus.

Au cours de l'année à venir, l'OMS collaborera avec ses États Membres, partenaires et organismes de financement pour élaborer une stratégie mondiale complète visant à prévenir et à combattre la maladie à virus Ebola.

Comme je le dis souvent, la sécurité sanitaire et les systèmes de santé sont les deux faces d'une même médaille.

En définitive, la meilleure chose que nous puissions faire pour nous préparer aux flambées de maladie à virus Ebola et d'autres maladies, pour les prévenir et pour y riposter rapidement est d'accompagner les pays sur la voie de la couverture sanitaire universelle, qui repose sur des soins de santé primaires efficaces.

S'il y a une chose que la pandémie de COVID-19 nous a apprise, c'est que la santé n'est pas un luxe, mais le bien le plus précieux dans la vie et un droit humain fondamental.

C'est pourquoi l'OMS demeure fermement résolue à collaborer avec tous les États Membres d'Afrique afin de se préparer aux flambées de maladie à virus Ebola, de les prévenir et d'y riposter rapidement, mais aussi de construire les systèmes de santé que les Africains méritent, pour un avenir plus sain, plus sûr et plus juste.

Je vous remercie.

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