Afrique: Troupes érythréennes au Tigré - Un début de retrait difficile à vérifier

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères a annoncé samedi 3 avril le début du retrait des troupes érythréennes du Tigré. Mais la région est dans un quasi huis clos et personne ne l'a encore confirmé.

Le gouvernement éthiopien avait reconnu il y a seulement quelques jours la présence de troupes érythréennes sur son territoire. Il affirme désormais que celles-ci sont en train de se retirer de la province du Tigré.

Vendredi, le G7 a dénoncé des « massacres et des violences sexuelles » commises de manière systématique par les soldats érythréens et a appelé à leur « retrait rapide, inconditionnel et vérifiable ».

Hier, le ministre éthiopien des Affaires étrangères Demeke Mekonnen a annoncé que ce retrait avait commencé, assurant que « l'armée éthiopienne est désormais chargée de garder la frontière » entre les deux pays.

Mais pour plusieurs spécialistes de la région, ces annonces sont à prendre avec la plus grande prudence. Très peu de témoins indépendants peuvent attester de ce retrait. Ce pourrait être un simple effet d'annonce, puisque les objectifs affichés par le président érythréen Issayas Afeworki de capturer les dirigeants du TPLF ne sont pas encore atteints.

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