Congo-Kinshasa: Victime de spoliation parcellaire à Kinshasa - La veuve Nicole Kwaleso réclame justice

Le caractère impartial de la Justice voulu dans l'Etat de droit dont devra revêtir la République Démocratique du Congo pendant le quinquennat du Président de la République Fatshi, se rapproche petit à petit d'un mythe au regard de certains arrêts demeurant sans application ainsi que des rebondissements iniques dans des dossiers en justice à travers le pays.

En effet, Madame Nicole Kwaleso Mabunana, veuve depuis plus près de neuf ans, qui, dans un procès l'opposant à un certain Monsieur Mutombo Bukenka, acquéreur de sa résidence située au n°6 de l'avenue Bel air, au quartier Anciens Combattants dans la Commune de Ngaliema, a remporté la dure bataille judiciaire, en obtenant l'Installation et Remise des clés avec pouvoir d'occupation de sa parcelle, tel que stipulés dans le procès-verbal parvenu à la Rédaction de La Prospérité, se fait victime, à moindre descente sur sa résidence, des actes de tortures et barbaries des agents de la Police Nationale Congolaise.

Nicole Kwaleso voit ses droits être bafoués sous l'œil observateur du moins, jusque-là, des décideurs trois mois après l'arrêt de la de la Cour d'Appel de Kinshasa Gombe autorisant l'expulsion de Mutombo Bukenka, l'acquéreur de sa résidence sise n°6 de l'avenue Bel air, qui, cinq ans après avoir négocié cette parcelle aurait avancé une somme d'argent sans jamais alors jamais solder. Dans l'entretemps, il userait de ses relations dans la haute sphère du pays et se fait un intouchable, allant jusqu'à refuser d'apurer sa dette auprès de la veuve d'une soixantaine révolue. Objectivement remise dans ses droits à travers les documents en sa possession lui délivrés par les instances juridictionnelles après un contrat non concluant avec M. Mutombo, Madame Nicole Kwaleso Mabunana était, vendredi 2 avril dernier, victime d'actes de tortures des policiers du Commissariat provincial de la Police de la ville de Kinshasa arrivés en rafale en vue de l'empêcher de rentrer dans ses droits. Un spectacle affligeant, dénonce la veuve.

A en croire Nicole Kwaleso, l'acquéreur de sa parcelle de Bel air, au quartier Anciens Combattants dans la Commune de Ngaliema, Mutombo Kwaleso, avait, en 2016, lors de la mise en vente de ladite parcelle, manifesté la volonté de s'en procurer en versant une avance, et avait pris l'engagement, toujours dans l'optique de se doter de cette parcelle de la veuve qui s'apprêtait à se rendre à Lubumbashi quelques années après le décès de son époux, d'honorer sa promesse 3 mois plus tard en apurant sa dette s'élevant à plus de 100 mille dollars américains avant l'occupation de la résidence. Curieusement, après le départ de la veuve Nicole Kwaleso pour la ville cuprifère la même année, son client Mutombo Bukenka, insolvable, s'est installé de force dans la parcelle, chassant même la sentinelle commise dans un annexe par la veuve, et a occupé ainsi la résidence, laquelle depuis sa mise en vente, demeurait sans rideau ni fourchette. Cela sans le certificat d'enregistrement qui est toujours entre les mains de la veuve.

Cette situation avait donc obligé la veuve de Nicolas Manzila, décédé il y a 9 ans, de revenir à Kinshasa afin de porter l'affaire au niveau de la Justice de son pays, la République Démocratique du Congo. Après plusieurs renversements de situations peu lucides sur ce dossier, Nicole Kwaleso se voit enfin en possession de ses droits qui restent bloqués du point de vue de l'applicabilité de la décision de la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe. Dans le but de trouver gain de cause à sa démarche, la pauvre veuve lance un cri d'alarme au Chef de l'Etat ainsi qu'à toutes les autorités du pays pour sauver l'Etat de droit.

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