Cameroun: Lutte contre le discours de haine - La carte jeune

Mercredi dernier, diverses associations et organisations dédiées à la jeunesse ont été consultées dans le cadre de la campagne de communication initiée par la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

Le 31 mars dernier était jour de bouclage des consultations engagées la veille par la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). Après les médias publics et privés, ainsi que diverses structures opérant dans le secteur de la communication et des télécommunications, les échanges se sont poursuivis avec les organisations et associations des jeunes, tel que le Conseil national de la Jeunesse du Cameroun. À ces derniers, le président de la CNPBM a exposé ce qui est attendu d'eux dans le cadre de la campagne nationale de communication contre le discours de haine et la xénophobie, lancée le 05 mars dernier. « La Commission sollicite votre soutien car vos organisations sont principalement animées par des jeunes qui sont très actifs sur les réseaux sociaux, vecteurs par excellence du discours de haine », a expliqué Peter Mafany Musonge dans son discours.

Pour ce dernier, la jeunesse doit être en pointe contre ce mal tentaculaire qui menace de fissurer l'unité nationale, malgré toutes les mesures prises par les autorités. Notamment l'aménagement d'un cadre légal destiné à freiner les ardeurs des plus extrémistes parmi la population. Ainsi, exhorte le président de la CNPBM, « nous souhaiterions que vous interpelliez vos amis, notamment ceux avec qui vous échangez sur les réseaux sociaux, que vous utilisiez le langage et les canaux que vous utilisez habituellement pour faire savoir à ceux qui relaient des messages de haine qu'en le faisant, ils compromettent l'avenir de la jeunesse ».

Au cours de ces travaux qui se sont poursuivis à huis clos, les différentes parties présentes ont échangé leurs points de vue sur la meilleure démarche et les initiatives à adopter pour garantir le succès de l'opération. C'est dans ce sens que les associations et organisations de jeunes présentes ont formulé diverses suggestions. D'après elles, même s'il faut mettre les jeunes en première ligne de ce caombat, il faudrait sensibiliser également les plus grands, notamment ceux en charge de l'éducation des enfants.

Les consultations engagées par la Cnpbm visent à impliquer le plus grand nombre d'acteurs possible, afin d'augmenter les chances de succès de la campagne de sensibilisation prévue pour durer trois mois. Les deux jours de travaux bouclés le 31 mars dernier ont abouti à un certain nombre de recommandations et d'engagements des uns qui devraient servir de boussole pour la suite de l'opération.

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