Sierra Leone: Des milliers de sans-abri après un incendie de grande ampleur dans le bidonville de la capitale

Freetown — Au moins 5.000 personnes sont désormais sans-abri à cause de l'incendie de grande ampleur qui a dévasté le 24 mars en fin d'après-midi le bidonville de Freetown, la capitale de la Sierra Leone.

« L'ensemble de la communauté a été rasée - a déclaré le Maire de Freetown, Yvonne Aki-Sawyerr, dans une déclaration publiée sur Facebook. « une fois encore, il n'y avait aucun accès pour les pompiers. Un édifice de six étages en construction a bloqué tout accès disponible » a-t-elle dénoncé.

Le Maire a souligné que « la réduction du danger de catastrophe ne peut intervenir sans une planification urbaine efficace et un régime d'autorisations en matière de construction centrée sur la réduction des dangers environnementaux provoqués par l'homme. « Unissez-vous à nous dans la prière pour les victimes » a-t-elle ensuite demandé.

L'incendie a éclaté vers 18.00 locales le 24 mars, se propageant rapidement le long de la Susan's Bay.

Les habitants ont été contraints à fuir, abandonnant la majeure partie de leurs biens sur place, alors que l'incendie progressait. Selon la Croix Rouge locale, le bilan serait de 80 blessés environ mais aucune victime.

La ville, densément peuplée, a grandi de manière chaotique et désordonnée, en l'absence de plan d'urbanisme et de plan d'évacuation ou de secours.

Rappelons la tragédie de la nuit du 13 au 14 août 2017 lorsqu'un flanc de la montagne dénommée « filon de pain » s'est effondré sur le village de Regent, à 6 milles de Freetown, faisant au moins 1.100 morts. Dans un entretien accordé à Fides, le Père Gerardo Caglioni, missionnaire xavérien disposant d'une longue expérience en Sierra Leone, dénonçait le fait que « au cours de ces nombreuses années, la forêt pluviale a été engloutie et tout ce que contenait le terrain a tout simplement disparu. Par ailleurs, il faut penser que, sur ces collines pelées, ont été construites des maisons de toute dimension, sans aucun plan régulateur, sans routes, sans drainage ni égouts, sans un minimum de conditions légales pour contenir tout type d'abus » (voir Fides 21/08/2017). « Où sont les écoles, les dispensaires, les lieux de la communauté et destinés au ravitaillement ? Où puise-t-on l'eau pour les différents besoins surtout au cours de la période sèche ? De nombreuses questions sans réponse, aucun plan de croissance et de développement, aucun plan pour les situations d'urgence » : des questions qui attendent encore une réponse.

Plus de: Agenzia Fides

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