Madagascar: Ambohibao Antehiroka - Un Français nie avoir tué sa compagne

Une jeune fille a été retrouvée morte chez son compagnon français, à Ambohibao Antehiroka, samedi. Elle avait été violée et tuée. Le Français a nié avoir commis le crime.

Des faits qui glacent le sang. Sauf changement, un sexagénaire français comparaîtra au parquet, à Anosy, ce jour, selon la gendarmerie d'Ambohidratrimo. Il est soupçonné du meurtre de sa compagne malgache âgée de 20 ans. La dépouille a été découverte dans sa maison, à Ambohibao Antehiroka. Une personne digne de foi a informé la gendarmerie, le samedi 3 avril. D'après ses renseignements, le Français avait chez lui un corps sans vie qu'il comptait transporter à Toamasina pour être jeté dans la mer.

Aussitôt, des gendarmes ont été envoyés au domicile du ressortissant. À leur arrivée, ils ont constaté que le portail était solidement verrouillé, et puis, la clôture est trop élevée. Personne ne leur a ouvert. Du coup, ils ont dû demander l'instruction du procureur pour pouvoir vérifier la réalité des faits signalés.

Violée

Avec le feu vert du ministère public, les gendarmes ont forcé le portail pour y accéder. Interrogé, le Français a reconnu la présence du cadavre chez lui. Selon lui, quelqu'un avait balancé le corps dans sa cour et il ne savait pas pourquoi.

La maison a été fouillée de fond en comble. La chambre et le matelas du sexagénaire étaient maculés de sang. Un fusil à pompe avec quelques cartouches y a également été retrouvé. Les gendarmes ont continué la perquisition au débarras où ils ont mis la main sur la défunte emballée hermétiquement dans une bâche. Une équipe médicale a constaté le décès de la victime. Elle a révélé qu'elle était décédée depuis trois jours. Elle avait été violée. La gendarmerie l'a transférée à la morgue. Sa famille a été avisée.

« Il y avait une fosse dans la cour. Probablement, elle a été creusée pour enterrer la défunte. Le Français a pourtant expliqué qu'il l'aurait utilisée pour déposer ses déchets », indique une source judiciaire. « Jusqu'à maintenant (ndlr : hier après midi), il nie être l'auteur du crime. Or, ses deux enfants mineurs ont confirmé que c'était lui, car ils l'avaient aidé à envelopper la dépouille avec la bâche », poursuit-elle. Le principal suspect est fabricant de panneau solaire. Sa femme malgache et lui étaient séparés depuis longtemps. Leurs enfants vivent avec lui, selon les informations recueillies.

Plus de: L'Express de Madagascar

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