Cameroun: Est - On ratisse dans les administrations

Les dépistages se font intensifiés ces dernières semaines, pour limiter la chaîne de propagation de la pandémie à corona virus.

Les équipes du système de gestion de l'incident, logées à la délégation régionale de la Santé publique de l'Est, sont au four et moulin pour limiter la propagation de la pandémie à coronavirus. La cadence de leur déploiement s'est accentuée ces dernières semaines, notamment dans les administrations. Surtout avec la deuxième vague de la maladie, jugée plus sévère. En effet, dans les administrations publiques et privées, ces équipes sont présentes, dès que des cas sont signalés.

Elles se déploient aussi lorsque ces services les sollicitent. Un travail que le système de gestion de l'incident mène aussi bien dans les services publics que privés. L'idée est claire : plus on fait un test rapide, plus on détecte les cas et plus rapidement les patients testés positifs sont pris en charge. On ratisse donc large pour contenir la propagation. Les hommes en tenue non plus ne sont pas épargnés par les dépistages massifs. Les unités de commissariats et de gendarmeries sont passées au peigne fin.

D'après les chiffres actualisés ce 5 avril 2021, l'on a déjà réalisé plus de 98 127 tests de diagnostic rapide et 5765 tests plus approfondis (PCR). Le nombre de cas positifs cumulés est de 3 713, dont 170 personnels médicaux. Dans ce chiffre, l'on enregistre 63 décès dont deux personnels médicaux. Il faut noter que, le secteur de l'administration a reçu le plus grand nombre de tests (élèves, enseignants et personnels d'appui).

Avec la reprise de l'école, d'autres dépistages massifs seront opérés dans les établissements. « La surveillance est continue. On va accentuer la sensibilisation dans les communautés et les administrations. Les mesures barrières en vigueur doivent être respectées pour se prémunir contre la pandémie de Covid-19. Nous invitons les populations à se ressaisir, car la deuxième vague est plus sévère que la première. A titre d'illustration, pendant la première vague, de mars à décembre nous avons enregistré 28 décès. Mais avec la deuxième vague, on a enregistré plus. De fin janvier 2021 à mars dernier, nous sommes déjà à 35 décès. On doit respecter les mesures en vigueur, notre intérêt collectif en dépend », sonne Dr Lionel Ghislain Mbita, chef de section opération du système de gestion de l'incident.

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