Burkina Faso: Participation des femmes handicapées à la vie politique - La réflexion est lancée

Pour la ministre en charge de la famille, Laurence Ilboudo, le handicap ne doit pas être une fin en soi.

La Fédération ouest-africaine des associations de personnes handicapées (FOAPH) a tenu les 6 et 7 avril 2021 à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur le leadership des femmes handicapées et leur participation à la vie publique et politique.

Selon les statistiques, au Burkina Faso 1,2% des personnes vivent avec un handicap soit 168 000 personnes. Malgré, ce chiffre important, peu d'entre elles, notamment la gent féminine participe activement à la vie de la société. Cette situation qui n'est pas spécifique au pays des Hommes intègres. C'est pour réfléchir et échanger sur les bonnes pratiques des différents pays en vue de trouver une nouvelle stratégie afin que les femmes handicapées puissent participer aux instances de décision tant sur les plans politique que public que la Fédération ouest-africaine des associations de personnes handicapées (FOAPH) a réuni ses membres les 6 et 7 avril 2021 à Ouagadougou.

Pour le président de la FOAPH, Alzouma Maïga Idriss, le choix du Burkina Faso n'est pas fortuit. « C'est un choix du cœur. On dit que le Burkina est le pays des Hommes intègres et nous pensons que les dialogues, les réflexions sérieuses doivent se mener sur une terre où le dialogue est franc », a-t-il dit. Selon lui, la thématique de cet atelier vient d'un constat que les femmes en général et les femmes handicapées en particulier, sont sous-représentées dans les différents organes décisionnels.

Venus des quatre coins de l'Afrique, ces participants se doivent de trouver des solutions à même de faire de l'inclusion, une réalité.

« Pour nous, il fallait provoquer le dialogue pour que la participation de tous soit une réalité », a souligné M. Idriss. Il a laissé entendre que leur objectif est de doter l'Afrique, de femmes leaders capables de porter la voix des femmes handicapées. Le président de la FOAPH a rassuré que les conclusions qui seront issues des travaux vont servir d'outil de plaidoyer auprès des Etats pour qu'enfin, l'on dépasse le stade de parole et de réflexion pour aboutir à l'action.

La marraine de la cérémonie, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l'Action humanitaire, Laurence Ilboudo, a rappelé que la ratification des différentes conventions par le pays et l'institutionnalisation des cadres de concertation sont conformes à la vision du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré sur le développement social, laquelle est fondée sur le principe qu'aucun individu ne doit rester en marge du développement. Elle a indiqué aux participants venus de 20 pays d'Afrique que le pays des Hommes intègres a mis un accent particulier sur le renforcement des capacités des personnes handicapées et leur autonomisation socioéconomique afin de faire d'eux, non seulement des femmes et des hommes qui comptent, mais aussi et surtout, sur qui on peut compter, non pas en raison de leur handicap, mais à cause de leurs compétences.

Et pour que les femmes en général et les femmes handicapées puissent jouir de ce droit à participer à la vie de la société, Laurence Ilboudo, a invité les participants à mener une profonde réflexion à travers une analyse sans complaisance de la situation et à proposer des solutions et des recommandations appropriées à chaque secteur et à chaque acteur, y compris la personne handicapée. « Je voudrais vous rassurer que les recommandations qui seront issues de ces réflexions feront l'objet d'une particulière attention de la part du gouvernement », a-t-elle promis. La FOAPH a été créée en novembre 1981 au Togo et est politiqueconstituée de 16 fédérations nationales d'associations de personnes handicapées.

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