Congo-Brazzaville: Musique - Dalie Dandala, de l'Ecole de dimanche jusqu'à l'aube d'une carrière solo

Pêle-mêle : Dol City, l'Ecole de dimanche, la série Tv Tribunal, Beyoncé, la danse, Oupta, Soul Power, la scène, Edith Piaf, des chœurs et bientôt un single... A la découverte de Dalie Dandala et d'un début de carrière mené tambour battant !

Dalie Dandala a fêté son 25e anniversaire en cette toute fin de mars, de quoi lui rappeler son jour de naissance et son enfance à Dolisie. Dans la ville de l'or vert, elle grandit en accompagnant sa maman qui est monitrice à l'Ecole de dimanche (ECODIM), ce ministère de l'église dont la vocation est de donner aux enfants le goût de Jésus. Dalie y découvrira d'autres goûts et, dans cette Ecole de dimanche, elle esquisse ses premiers pas de danse, fait entendre sa petite voix dans des rôles au théâtre ou dans des récitals. « Mes souvenirs de l'Ecole du dimanche sont nombreux, cela a été le déclic pour l'art sous toutes ses formes. Mais moi je voulais être avocate car j'étais fan de la série télévisée Tribunal et de Michèle Laroque qui jouait le rôle de Me Adler, je m'identifiais à elle et je me voyais devenir un ténor du barreau ». Quand elle n'est pas devant le poste de télévision, la petite Dalie danse, danse, danse : « Ma mère me dit toujours que j'ai appris à danser avant même de savoir marcher, qu'il m'était impossible d'entendre un air de musique sans que je me balance sur mes petites jambes. Je n'ai jamais pris de cours de danse de ma vie, c'est une chose naturelle et profondément inscrite en moi depuis l'enfance ».

Arrivée en classe de 6e à Brazzaville, Dalie Dandala poursuivra ses études au Lycée Chaminade où elle obtient en 2016 un baccalauréat A4. « J'ai laissé provisoirement mes études de côté, la danse et le chant étant plus forts que moi. Je suis passionnée par l'art, la mode, la décoration intérieure pour laquelle j'ai même commencé à chercher des formations en ligne. L'idée de faire des études de droit ne m'a pas quittée, pas forcément pour être le ténor du barreau que je rêvais d'être mais simplement pour enrichir mes connaissances », dit la jeune femme qui déclare aujourd'hui être plus inspirée par Beyoncé que Maitre Adler : « Beyoncé est mon artiste préférée, elle est vraiment trop forte. J'admire son timbre de voix, sa technique vocale, sa présence scénique ».

Loin de l'Amérique de Beyoncé, la voix de Dalie se fait entendre dans de nombreuses formations de Brazzaville où elle assure les backing vocals, que ce soit à l'église où à la cité. Etre choriste est pour elle donner un trait de lumière dans l'ombre de la voix lead et elle n'avoue aucune frustration dans ce second rôle tant il est riche d'expériences et de rencontres comme celle avec Oupta : « Elle, c'est une grande dame. J'écoutais ses chansons depuis des années bien avant de la rencontrer. Je n'avais jamais osé imaginer que je l'accompagnerai un jour sur scène. L'histoire est qu'un jour Claude Kouloufoua m'envoie un message pour remplacer une choriste absente lors du Festival Soul Power à Pointe-Noire où Oupta donnait un concert. Ce qui ne devait être qu'un intérim a continué dans le temps et je suis devenue sa choriste. C'est une vraie école pour moi. Récemment, nous étions sur scène pour un Tribute to Edith Piaf à l'Institut Français de Pointe-Noire, chanter ce type de répertoire c'est quelque chose de nouveau et de très excitant. Et bien sûr que je danse sur la scène », s'enthousiasme t-elle.

Tout venant à point à qui sait attendre, Dalie Dandala nourrit actuellement des projets solo entourée de cinq musiciens et elle vient d'enregistrer « Impoli » son tout premier single dans un style Afro-Trap Kilombo : « Mes musiciens et moi sommes tous fans d'un groupe religieux Kilombo de l'église évangélique du Congo dont nous sommes membres pour la plupart d'entre nous. Ce sont nos racines, notre source d'inspiration. Nous sommes en préparation du clip et nous sommes déjà invités en juin prochain à un festival qui se déroule à Kinshasa en hommage à Tabu Ley Rochereau. Ma nouvelle aventure ne fait que commencer », finit-elle par conclure.

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