Burkina Faso: Réconciliation nationale - Le PAREN ne veut pas d'«un fourre-tout »

Le Comité de réorganisation du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) a animé une conférence de presse, le jeudi 8 avril 2021 à Ouagadougou. Avec les journalistes, les échanges ont porté sur le bilan du parti à l'issue des élections législatives et sur l'actualité nationale.

Le bilan de la participation du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) aux élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre 2020 a révélé de « graves » dysfonctionnements dans l'organisation du parti. C'est ce qu'a fait savoir le président de Comité de réorganisation du parti, Abdoul Karim Sango, au cours d'une conférence de presse, animée le jeudi 8 avril 2021, à Ouagadougou. « Après 2012, c'est la seconde fois que notre grand parti d'idées prend part à un scrutin législatif et n'obtient pas d'élus », a regretté Abdoul Karim Sango. C'est cette « déconvenue électorale », a-t-il expliqué, qui a conduit à la démission de l'ensemble des membres du bureau exécutif national et à la mise en place du comité de réorganisation dont il est le président. Cette instance, a souligné Abdoul Karim Sango, a pour mission de faire des suggestions et de faire des propositions à même de relancer le parti, au prochain Congrès qui se tiendra les 28 et 29 mai 2021 à Ouagadougou. « Cette rencontre nous permettra de revenir sur les causes réelles de cette déconvenue électorale », a-t-indiqué.

Au sujet de la situation nationale, les animateurs de la conférence sont revenus sur la réconciliation nationale, l'éducation nationale et le changement climatique. Le président du Comité de réorganisation du PAREN soutient l'initiative du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de faire de la réconciliation nationale un des axes centraux de sa gouvernance, selon les dires de M. Sango. Pour lui, le parti est bâti sur le socle de la culture africaine dont les valeurs prédisposent à la réconciliation nationale.

Toutefois, tirant leçons de l'histoire du Burkina Faso, le PAREN, a-t-il soutenu, propose que cette réconciliation se fasse en reposant sur le principe vérité-justice-réconciliation, selon la nature du dossier. Il suggère à cet effet, d'accélérer les jugements des dossiers emblématiques des crimes de sang en cours de procédure et d'éviter surtout que la question de la réconciliation nationale soit « un fourre-tout ». « C'est la haine politique entre les acteurs qui a alimenté le processus de la division au sein du peuple », a martelé le président du comité de réorganisation du PAREN.

Au sujet de l'éducation nationale, les animateurs du point de presse ont invité les Burkinabè à se surpasser afin de sauver le système qui, selon eux, souffre déjà de beaucoup de maux. « L'éducation ne saurait être un sujet de politique politicienne. S'il y a des problèmes, ceux-ci doivent pouvoir être examinés de façon objective dans l'intérêt supérieur des apprenants et de la Nation », ont-t-ils affirmé. Fustigeant l'attitude de certains élèves à toujours déserter les classes pour des revendications souvent « stériles », Abdoul Karim Sango, a laissé entendre que ce qui devrait nous préoccuper, c'est la qualité de la formation et des possibilités que celle-ci peut offrir en matière d'accès à l'emploi. Sur le débat des réformes, en cours au ministère en charge de l'éducation nationale, il a invité les acteurs concernés au dialogue afin que l'année s'achève en toute quiétude.

Pour ce qui est du changement climatique, le PAREN a indiqué s'inquiéter de ses effets sur la vie humaine. Aussi, invite-t-il chaque Burkinabè à une prise de conscience afin de minimiser les dégâts. Au gouvernement, il propose de repenser le modèle de développement en l'imprimant sur les valeurs endogènes.

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