Congo-Kinshasa: CENI - Nangaa vers un atterrisage en douceur !

Mission accomplie

L'exercice paraît âpre, au regard du contexte de glissement dans lequel les scrutins du 30 décembre 2018 ont permis, en définitive, à Joseph Kabila Kabange de souscrire au schéma de la passation civilisée du pouvoir à Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en vue de concrétiser la première alternance pacifique et démocratique au Congo-Kinshasa.

S'il n'est pas permis d'affirmer que dans le déroulement des opérations, la CENI n'aurait enregistré aucune faille, il n'est surtout pas indiqué de dire qu'elle n'a rien fait de bon alors que n'eût été son action, l'idée de la coalition FCC-CACH n'aurait guère émergé dans le microcosme politique, ni même celle de la création, deux après plus tard, de l'Union sacrée de la nation.

Certes, Corneille Nangaa, en tant Président de la CENI, aurait pris toute la mesure de ses responsabilités.

Car, dans les chapitres développés dans ce rapport, il n'aurait occulté, ni éludé, le moindre aspect important. Il y étale, par contre, toutes les étapes parcourues tout en rappelant les coûts, la durée ainsi que les contraintes qui prévalaient naguère, avant la publication du calendrier électoral, l'enrôlement, la tenue des élections proprement dites et la proclamation des résultats.

Le travail abattu, loin s'en faut, aura été d'un apport indéniable à l'avènement de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête du pays, dans une atmosphère de paix et d'embellie, le 24 janvier 2019.

Il serait, dès lors, malvenu de profiter de la présentation de ce rapport à l'Assemblée Nationale, pour excaver des vieux débats autour des sexes des anges sur des matières liées notamment, aux procédures ainsi qu'aux multiples intervenants alors qu'à ce jour, une telle interstice ouvrirait, sans nul doute, le couvercle de la boite de pandore au risque d'entamer la crédibilité de la Cour Constitutionnelle, des Cours d'Appel intervenues en matière des contentieux électoraux ainsi que de la CENI, elle-même.

Un autre regard

D'où, des appels se multiplient envers les Députés Nationaux afin de leur demander simplement d'auditionner, de poser des questions et, même, d'adopter ce Rapport sans pour autant chercher, désespérément, à rabrouer, ni à clouer au pilori l'équipe Nangaa, après tous les services rendus.

D'ailleurs, les membres de ce Bureau dont la plupart sont, eux aussi, des experts en matières électorales seront encore utiles.

Leur expertise n'étant pas de nature à être ramassée au coin de chaque avenue, il va de soi que la nation congolaise puisse, en cas de besoin, envisager la possibilité de les consulter et, pourquoi pas, de les associer à la recherche des solutions aux problèmes du prochain cycle électoral, constitutionnellement fixé à l'horizon 2023.

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