Madagascar: MIDIRAMA - Les épreuves ne font que commencer

Le peuple malgache ressent douloureusement les effets de la seconde vague de l'épidémie de Covid-19. Le variant est plus néfaste que la souche de l'année dernière, et sa progression au sein de la population est foudroyante.

Cette semaine, de nombreuses familles ont vu leurs membres contaminés et elles ont, pour certaines, dû ressentir l'affliction de la séparation avec des êtres chers. Les hôpitaux ont parfois dû refuser des patients, pourtant dans un état grave, faute de places disponibles. Les nouveaux centres qui ont été ouverts ont très vite été saturés.

Aujourd'hui, la situation est alarmante. Le personnel médical y fait face avec dévouement, mais il a besoin de recevoir le renfort de leurs collègues hors du circuit officiel. L'appel lancé par le ministère de la Santé à tous les volontaires a déjà reçu un certain écho et les premiers candidats vont bientôt rejoindre leurs postes.

Mais c'est dans ce contexte que l'intérêt soulevé par les remèdes traditionnels se produit et l'efficacité de l'Ed1 du docteur Edmond Rakotomalala dans le traitement de l'affection de la Covid-19 n'étonne plus.

Les témoignages de ceux qui ont pu en ressentir les bienfaits poussent de nombreuses personnes à essayer de s'en procurer. Les attroupements devant les points de vente du précieux produit sont maintenant canalisés mais le réseau de fabrication et de distribution a besoin du coup de main de professionnels.

L'état n'a pas encore réagi de manière officielle, mais il devrait aider la production de ce qui peut aider à endiguer cette épidémie meurtrière. L'actualité nationale tourne presque entièrement autour des conséquences de cette deuxième vague. L'économie est presque à l'arrêt. L'effet va se ressentir très vite.

Sur le plan international, la pandémie occupe toujours le devant de la scène. La situation reste toujours préoccupante, mais les campagnes de vaccination commencent à produire leurs effets. Aux Etats-Unis, le nombre de personnes vaccinées approche les 60 millions. Le président Joe Biden ne cache pas sa satisfaction devant le succès remporté dans la lutte contre le virus.

Le Brésil, quant à lui, se trouve au creux de la vague. Les 4 000 morts quotidiens rappellent l'inefficacité de l'action des autorités. Le président Bolsonaro reste toujours dans le déni et affirme que le coronavirus n'est pas dangereux et qu'il ne s'agit que d'une petite grippe. Il manifeste toujours son aversion contre la vaccination.

Les députés vont maintenant diligenter une enquête sur la gestion sanitaire de cette épidémie. Le chef de l'État et ses collaborateurs vont être certainement inquiétés et ils le paieront lors de la prochaine élection présidentielle. Les autres pays d'Amérique du Sud ne sont pas mieux lotis car le chiffre des victimes de la Covid-19 est tout aussi élevé.

En Europe, ce n'est pas encore l'embellie, mais il règne un certain optimisme. La France va bientôt atteindre le chiffre de 100 000 décès depuis l'année dernière, mais ce sont 10 millions de personnes qui ont été vaccinées. Le président Macron a annoncé hier que l'objectif d'une population vaccinée serait atteint avant la fin de l'été.

Madagascar subit de plein fouet les conséquences de cette deuxième vague de l'épidémie. La population a pris conscience du danger et elle essaie de se protéger autant qu'elle le peut. C'est une période difficile qu'elle doit traverser et elle a retrouvé ses réflexes de solidarité .C'est vers l'État qu'elle se tourne pour qu'il l'aide. L'avenir s'annonce plutôt sombre. Les épreuves ne font que commencer.

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