Ile Maurice: Bloqués à Maurice - Le désespoir gagne les Rodriguais

L'angoisse grandit chez les 443 Rodriguais bloqués à Maurice. Christian Léopold, leur porte-parole et ancien député à Rodrigues, a animé une conférence de presse vendredi. Il a indiqué que ceux qui ne devaient séjourner que trois ou quatre jours dans le pays sont désespérés. «Certains évoquent même le suicide. Ils disent qu'ils n'ont pas l'habitude d'être enfermés.»

Ils sont nombreux à s'être confiés à l'ancien député. Celui-ci met en avant la situation d'une Rodriguaise mère de quatre enfants dont le mari, pêcheur, est bloqué à Maurice. «Cette famille dépend de l'allocation du mari ou de la vente de ses prises. Désormais, elle n'a pas de source de revenus.»

D'autre part, un Rodriguais admis à l'hôpital Victoria, à Candos, lui a confié avoir été dans la même pièce que deux patients soupçonnés être positifs au Covid-19 et l'un d'eux est décédé. «Il est traumatisé. Il n'a pas de soutien psychologique», déplore l'ancien député, qui expose le cas d'une personne opérée et qui partage un petit logement avec d'autres personnes. «Il y a également ceux qui n'ont pas à manger, mais heureusement il y a le diocèse, le Rotary, mes anciens élèves et des Rodriguais qui leur viennent en aide. Nous sommes tellement mal que nous sommes prêts à faire une grève de la faim.»

Les Rodriguais jugent mauvaise la stratégie du gouvernement régional de Rodrigues. Les 443 personnes bloquées à Maurice en quarantaine seront peu à peu envoyées dans un seul hôtel, cela par groupe de 60. Quelques-uns pensent que c'est seulement en octobre qu'ils pourront rentrer chez eux. Toutefois, après la quarantaine à Maurice et de retour sur leur île, ces Rodriguais devront à nouveau s'auto-isoler pendant sept jours dans un centre de quarantaine. Ils demandent au Premier ministre, Pravind Jugnauth d'augmenter le nombre de centres de quarantaine pour qu'ils puissent rentrer chez eux au plus vite.

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.