Afrique: Jimmy Jean-Louis appelle l'Afrique à créer des chaînes de distribution de son cinéma

Dakar — L'acteur haïtien Jimmy Jean-Louis a proposé, vendredi, à Dakar, la création de chaînes de distribution de la production cinématographique des pays d'Afrique, afin que les droits d'auteur puissent revenir aux professionnels africains du 7e art.

"En matière de distribution, je pense qu'il est nécessaire que les pays d'Afrique se regroupent pour créer des chaînes de distribution, car, jusque-là, les plateformes comme Amazon, Netflix et Biomax, qui sont de grands distributeurs, contrôlent les projets cinématographiques réalisés par des Africains", a dit Jean-Louis.

Il intervenait à une projection du film "Incitation", du réalisateur nigérian Kunle Afolayan, dont il est l'acteur principal.

L'acteur haïtien a également souhaité la contribution du secteur privé du continent à la distribution des films produits par le cinéma africain.

Jimmy Jean-Louis a fait ce plaidoyer en présence d'autres acteurs du film "Incitation" sorti en novembre dernier et diffusé par Netflix.

Le producteur du film de Kunle Afolayan, Samba Bathily, estime que l'industrie cinématographique peut aider à "changer l'image du continent" africain.

"Il faut aussi que le continent africain fasse rêver, car on a de magnifiques endroits en Afrique. On peut donc utiliser l'industrie cinématographique pour donner une autre image du continent. Si on parvient à le faire, l'Afrique va attirer beaucoup d'investisseurs et de touristes, ce qui permettra de créer des emplois et de la richesse", a dit M. Bathily.

La distribution des rôles du film "Incitation" montre que les Africains peuvent travailler ensemble s'ils ont la volonté de se retrouver pour cela, selon Samba Bathily.

"C'est un film africain fait par un réalisateur du continent, pour des Africains (... ) C'est une production qui représente l'Afrique", a-t-il souligné, considérant qu"'Incitation" est un film qui "peut voyager partout" dans le monde.

Ce long métrage (deux heures et demi) raconte l'histoire d'une brillante étudiante nigériane. Un rôle qu'incarne la bloggeuse américaine Temi Otedola, qui s'attaque à l'institution universitaire en dénonçant un professeur respecté, lequel a tenté de la violer.

Plusieurs séquences du film de Kunle Afolayan ont été tournées à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar. Le wolof en est l'une des langues, avec l'anglais et le yorouba.

Plus de: APS

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