Sénégal: Assane Dioma Ndiaye, président LSDH sur le dossier Adji Sarr / Sonko - «Le décès de Samba Sall ne va pas bloquer l'instruction»

Emedia - Le décès du magistrat, Samba Sall, ne va pas bloquer le dossier Adji Sarr / Ousmane Sonko. L'instruction va se poursuivre. Mais, tout dépendra des éléments que celui qui va hériter du dossier trouvera sur place.

C'est la conviction du président de la Ligue sénégalaise des droits de l'homme (Lsdh), Me Assane Dioma Ndiaye. Samba Sall, Doyen des juges d'instruction, avait hérité de ce dossier de " viols et de menace de morts" suite au désistement du juge du 8e Cabinet, Mamadou Seck. Son décès, hier jeudi, a suscité des interrogations sur l'éventuel héritier de ce dossier. Mais, a estimé Me Assane Dioma Ndiaye, l'action en justice va se poursuivre. « Au début, il peut y avoir une dose émotionnelle très forte du juge qui héritera de ce dossier. Mais, c'est la continuité du service public. L'Etat est impersonnel. Il est incarné par des institutions et des hommes. C'est-à dire que les affaires vont rester, les dossiers de la République également. Un juge héritera ce dossier et je pense qu'il le traitera de la manière la plus professionnelle », a-t-il fait savoir.

Et d'ajouter : « mais tout dépendra du contexte, de l'importance du dossier. Son remplaçant verra s'il a lieu de poursuivre ou de le classer » Faisant un témoignage sur le défunt, le président de Lsdh retient de l'homme, un vrai professionnel. Et même si, dans sa carrière, il a eu à prendre des décisions très controversées, Samba Sall était très humain. C'est d'ailleurs ce caractère humaniste qui a fait que des personnalités qu'il a eu à décerner des mandats de dépôt, comme Guy Marius Sagna, Thione Seck (avant son décès), lui ont rendu un vibrant hommage. « C'est quelqu'un de professionnel jusqu'au bout des ongles. Il ne rechignait pas. Il était toujours au travail et s'est sacrifié pour servir toujours. Quand on lui confiait un dossier, il faisait tout pour que l'affaire soit la manière la plus exhaustive possible quelle que soit la décision qu'il prenait, on sentait que ce n'est pas lui qui prenait la décision, mais c'est la loi », a-t-il déclaré.

Plus de: Sud Quotidien

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